Absence de tenue à l’école

Directrice d'école élémentaire en toute fin de carrière, en charge d'un CM2 cette année, maman et grand-mère, je voudrais réagir à l'article sur la tenue vestimentaire des jeunes filles à l'école.

Je ne suis pas étonnée du tout de la réaction des parents d'élèves contre la remarque qui leur est faite sur la tenue des jeunes filles à l'école. Cela participe à mon avis du manque de ''tenue'', au sens premier du mot.
C'est l'expession d'un ''laisser aller'', d'un ''laisser faire''qui, à mon humble avis n'est guère structurant pour des enfants ou de jeunes ados.

Les tenues plus que légères des jeunes filles ne sont pas un signe de libération, d'indépendance mais d' objétisation.

Notre civilisation est devenu celle de l'image, de la représentation, du tape à l'oeil!

Comment nos jeunes peuvent-ils respecter l'école et son rôle ? Le respect mutuel se perd, l'usage des rituels, pourtant si structurants, existe-t-il encore?

Se ranger avant d'entrer en classe, c'est vivre le passage entre le dehors et le dedans, l'espace de la cour et celui de la classe. Le fait de se tenir debout et au silence quelques secondes afin de se saluer mutuellement ( mes élèves appellent ce moment le bouquet de silence...) marque une attitude de respect mutuel et d'engagement dans ce qui va suivre, la transmission et la construction de savoirs!

Les déplacements ( sans surveillance) dans les couloirs du collège pour aller d'un cours à l'autre, alors qu'il serait si simple de faire se déplacer le prof, multiplient les facteurs de dispersion, de déconcentation, d'actes de violence et d'incivilité.' Il vaudrait bien mieux déplacer du matériel'!

Qui peut réussir dans un tel contexte? Quelle place au respect de l'autre, de l'école, des enseignants.

Jeunes et profs savent-ils pourquoi ils sont là? L'école peut-elle remplir sa mission avec une absence totale de cadre?

La visite du collège du secteur ne m'a guère rassurée : Prof en retard qui ne s'excuse pas, abscence de préparation de la visite, pagaille dans les couloirs, menaces verbales des grands sur les nouveaux...Ce ne sont pas là, des conditions de réussite.
Alors fleuriront ' fleurissent déjà'', écoles et collèges privés.

Directrice d’école élémentaire en toute fin de carrière, en charge d’un CM2 cette année, maman et grand-mère, je voudrais réagir à l’article sur la tenue vestimentaire des jeunes filles à l’école.

Je ne suis pas étonnée du tout de la réaction des parents d’élèves contre la remarque qui leur est faite sur la tenue des jeunes filles à l’école. Cela participe à mon avis du manque de « tenue », au sens premier du mot.
C’est l’expession d’un « laisser aller », d’un « laisser faire »qui, à mon humble avis n’est guère structurant pour des enfants ou de jeunes ados.

Les tenues plus que légères des jeunes filles ne sont pas un signe de libération, d’indépendance mais d’objétisation.

Notre civilisation est devenu celle de l’image, de la représentation, du tape à l’oeil!

Comment nos jeunes peuvent-ils respecter l’école et son rôle? Le respect mutuel se perd, l’usage des rituels, pourtant si structurants, existe-t-il encore?

Se ranger avant d’entrer en classe, c’est vivre le passage entre le dehors et le dedans, l’espace de la cour et celui de la classe. Le fait de se tenir debout et au silence quelques secondes afin de se saluer mutuellement ( mes élèves appellent ce moment le bouquet de silence…) marque une attitude de respect mutuel et d’engagement dans ce qui va suivre, la transmission et la construction de savoirs!

Les déplacements ( sans surveillance) dans les couloirs du collège pour aller d’un cours à l’autre, alors qu’il serait si simple de faire se déplacer le prof, multiplient les facteurs de dispersion, de déconcentation, d’actes de violence et d’incivilité. ‘Il vaudrait bien mieux déplacer du matériel’!

Qui peut réussir dans un tel contexte? Quelle place au respect de l’autre, de l’école, des enseignants.

Jeunes et profs savent-ils pourquoi ils sont là? L’école peut-elle remplir sa mission avec une absence totale de cadre?

La visite du collège du secteur ne m’a guère rassurée : Prof en retard qui ne s’excuse pas, abscence de préparation de la visite, pagaille dans les couloirs, menaces verbales des grands sur les nouveaux…Ce ne sont pas là, des conditions de réussite.

Alors fleuriront, fleurissent déjà, écoles et collèges privés.

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