Habiter dans une région industrielle, rurale ou à prédominance tertiaire a une influence sur le parcours scolaire. C’est ce qui ressort d’une étude du Céreq. L’organisme retient six grands types de territoires : les zones de tertiaire urbain, celles à majorité de tertiaire et de petites entreprises, les espaces d’industrie dynamique, ceux d’industries en difficulté, les territoires ruraux industriels et les territoires ruraux agricoles.

Dans le premier cas, les études longues sont la règle. Ainsi, 41 % des élèves décrochent un diplôme du supérieur. Les territoires à forte concentration de PME (le sud de la France surtout), sont les zones où les élèves sans qualification sont les moins nombreux. Dans l’est de la France, où l’industrie connaît une réelle vitalité, la moitié des jeunes stoppent leurs études sitôt leur bac en poche.

En revanche, dans les régions où le secteur industriel est en crise (le Nord-Pas-de-Calais, les alentours de Saint-Etienne, de Fos-sur-Mer…), la tradition d’études professionnelles reste « vivace ». Autre cas, les régions où coexistent « agriculture et activités de production. Selon, le Céreq, les jeunes atteignent davantage le niveau baccalauréat, mais ils sont moins nombreux à faire des études supérieures. Enfin, dans les régions rurales et agricoles, les jeunes scolarisés sont plus nombreux à quitter le système sans qualification.

Sources Les Echos, http://www.lesechos.fr/info/medias/200076835.pdf