Entre 10 et 20% des étudiants inscrits en littérature française ou comparée à la Sorbonne en premier cycle ne mettent jamais les pieds en cours ou en TD. Telles sont les conclusions d’un rapport sur l’université Paris-IV Sorbonne mené par le CNE (Comité nationale d’évaluation). Pour Jean-Robert Pitte, président de la Sorbonne, ces « étudiants fantômes profitent du nom et de la réputation de l’établissement à son détriment ». Ce phénomène est « aussi un des symptômes de la pourriture du système universitaire français », ajoute-t-il.

La plupart des étudiants fantômes prennent une inscription administrative « bidon » soit pour obtenir une convention de stage réclamée dans les entreprises, soit pour bénéficier de la sécurité sociale étudiante, de la mutuelle, ou des réductions (transport, cinéma) qu’offre la carte d’étudiant. Le président de la Sorbonne ne voit pas de solution miracle, à part l’augmentation des droits d’inscription. « S’ils passaient à 1 000 euros par an, s’exclame-t-il, on n’aurait plus de faux étudiants. »

Source Le Figaro