Ce 10 mai, la France commémore pour la première fois l’abolition de la traite négrière et de l’esclavage. L’Education nationale se mobilise de plus en plus notamment dans les banlieues où le thème des origines est devenu l’une des principales préoccupations des élèves.

Selon le ministère de l’Education, les programmes du primaire font une mention explicite au problème de la traite des noirs quand on en arrive au XVIIe siècle. En revanche dans le second degré, les programmes d’histoire font peu de place à ce thème. Les enseignants disposent toutefois d’une totale liberté pédagogique pour répondre à la demande des élèves. Les programmes de collèges devraient d’ailleurs prendre en compte la nécessité de développer l’histoire de la traite des noirs et de l’esclavage.

Mais il reste encore du chemin à parcourir. Un colloque de la direction de l’enseignement scolaire (DESCO) en décembre dernier montrait ainsi que l’enseignement de la mémoire de la Shoah était assimilé mais que la traite négrière posait toujours problème.

Source AFP