Au cours du mouvement anti-CPE, Gilles de Robien est devenu la bête noire des principaux syndicats d’étudiants, de lycéens et d’enseignants. Les organisations lui reprochent d’avoir défendu bec et ongle le Contrat Première Embauche.

Au fur et à mesure que la contestation a pris de l’ampleur, le ministre de l’Education nationale ne s’est plus contenté de défendre le projet gouvernemental, mais il a cherché à décrédibiliser les manifestants. Il est aussi accusé d’avoir minimisé le nombre d’établissements en grève.

Gilles De Robien est aussi critiqué pour avoir attaqué directement l’UNEF lors des violences à la Sorbonne. Il s’en est aussi pris à la FCPE, jugeant irresponsable les appels aux parents de ne pas envoyer leurs enfants à l’école.

Particulièrement contestée, sa décision de faire rouvrir les établissements par la force a provoqué un tollé chez les syndicats. A l’issue de cette crise, son propre parti (l’UDF) reconnaît par la voix de la députée européenne Marielle de Sarnez que « c’est la première fois depuis longtemps qu’un ministre agresse aussi ouvertement, aussi directement, le monde de l’Education nationale. »

Source Le Monde