Dominique de Villepin a annoncé dimanche soir sur TF1 que la loi instaurant le CPE s’appliquera. Si le premier ministre n’envisage pas le retrait du Contrat Première Embauche, il propose néanmoins aux partenaires sociaux quelques garanties nouvelles.

Ainsi le titulaire d’un CPE pourrait être accompagné par un référent pendant les deux premières années pour l’aider et le conseiller. Un complément de rémunération s’ajouterait à l’allocation chômage en cas de rupture du contrat. Enfin il propose aux partenaires sociaux d’évaluer avec eux le CPE tous les six mois.

Ces annonces ne satisfont aucunement les organisations syndicales qui exigent le retrait du CPE avant toute négociation. La FIDL s’est ainsi dite « atterrée » par l’intervention de Dominique de Villepin qu’elle qualifie d’autisme total. L’UNL estime que le gouvernement « va droit dans le mur de la mobilisation ». Les deux syndicats appellent les lycéens et les étudiants à manifester les 14, 16 et 18 mars.