Les présidents des Universités de Nantes, Paris-X Nanterre et Toulouse-II Le Mirail demandent la suspension du CPE. Ces présidents s’expriment au nom de leurs conseils d’administration qui se sont prononcé de façon « quasi-unanime » sur la question. Ils réclament également l’ouverture au plus tôt de négociations avec les organisations étudiantes, au risque de voir perdurer les perturbations dans les facultés.

Ces trois présidents ont été rappelés à l’ordre par le ministre de l’Education. De son côté, le vice-président de la Conférence des présidents d’université affirme respecter leur parole mais se demande « si c’est le rôle des présidents d’université » et si « ce n’est pas contre-productif ». Il fait toutefois remarquer que leur demande de suspension de la loi ne constitue pas une prise de position pour ou contre le CPE.

Selon le dernier pointage du ministère, 26 universités sont perturbées par les mouvements tandis que 11 d’entre elles sont totalement bloquées. Il s’agit des campus de La Rochelle, Rennes-II, Le Havre, Paris-X Nanterre, Montpellier-III, Lille-III, Grenoble-II, Grenoble-III, Clermont-II, Aix-Marseille-I, Marne-la-Vallée.

Source : AFP, AEF