A l’heure où le débat sur la violence scolaire ressurgit, une chercheuse du laboratoire d’analyses et de recherches sociales en éducation et en formation (Larsef) de l’université de Bordeaux-II publie une étude sur la violence dans les établissements « bourgeois ».

Johanna Dagorn s’est immergée dans trois collèges favorisés de la région bordelaise. Elle met en lumière une violence insidieuse à l’encontre d’élèves issus de milieux plus populaires. Les brimades psychologiques et physiques sont courantes et entraînent une exclusion implicite. Un élève victime de violence aura de moins bons résultats scolaires et donc plus de chance d’être orienté vers les filières technologiques.

L’étude montre du doigt les équipes éducatives qui ferment les yeux sur ces violences, tant qu’elles ne perturbent pas le bon fonctionnement des établissements. La chercheuse note même un laisser-faire qui joue en faveur d’une forme de sélection naturelle.

Source : Le Monde