Marie Duru-Bellat, chercheur à l’Institut de recherche en Education, vient d’écrire un essai intitulé « L’Inflation scolaire, les désillusions de la méritocratie » paru au Seuil. Elle explique qu’élever sans cesse le niveau scolaire constitue en fait un mauvais investissement.

La chercheur estime que les diplômes sont déclassés (sauf ceux des grandes écoles). Pour preuve, les étudiants qui décrochent des diplômes plus élevés que leurs parents n’accèdent pas à des positions sociales plus intéressantes, signe que le rendement de ces diplômes sur le marché a baissé.

La chercheur conclue que la question de l’entrée à l’université doit être posée car la sélection par l’échec dans le premier cycle universitaire n’est pas une solution. Selon elle, il faudrait aussi renforcer les contacts entre le monde professionnel et l’éducation.

Source Le Figaro