Après l’agression d’une enseignante le 16 décembre dernier au lycée professionnel Louis Blériot d’Etampes (Essonne), Gilles de Robien avait commandé une enquête. Les deux inspecteurs de l’Education nationale en charge du dossier assurent n’avoir constaté « aucune faute grave caractérisée » de l’établissement ni du rectorat de Versailles.

Les résultats de l’enquête montrent aussi qu’il n’y a pas de lien entre l’agression de l’enseignante et « le climat qui règne dans l’établissement ». Selon les comptes-rendus des conseils d’administration depuis 2003 ce lycée n’est pas un établissement violent.

Les inspecteurs contredisent ainsi les déclarations à la presse de Karen Montet-Toutain, l’enseignante agressée à coups de couteau par un de ses élèves. Son avocat estime que ce rapport d’enquête est « sujet à caution » étant donné qu’il « corrobore les déclarations faites à l’avance » par le ministre de l’Education nationale. Il compte déposer une cinquième plainte contre X visant l’administration pour non assistance à personne en danger.

Source : Libération, AFP