En tant que professeur-formateur, le domaine d’apprentissage de la lecture me préoccupe véritablement à deux niveaux:
1. Au niveau de l’exercice de mes fonctions de formateur qui encadre des stagiaires en situations de formation théoriques et pratiques.
Sur le terrain, des diffucultés énormes se posent aux éléves qui apprennent et aux stagiaires qui présentent leurs prestations: j’ai l’impression parfois de constater que ni les uns ni les autres n’en profitent. Un véritable calvaire que nos élèves du primaire subissent !
Je ne suis pas resté bras croisés; j’ai essayé,en coordination avec des coopérants français qui exerçaient dans le cadre d’une convention de coopération SNBAJ/97, de voir s’il y a moyen de concevoir l’enseignement/apprentissage de la lecture autrement.
Pour concevoir ma méthode, j’ai tablé sur les hypothèses suivantes:
-apprendre à lire suppose un capital lexical minimal. Donc, avant de proposer à lire, il est obligatoire que les apprenti-lecteurs aient assimilé un minima lexical;
-apprendre à lire est une activité instrumentale où plusieurs aptitudes doivent se conjuguer: échange oral, observation, analyse, moment d’écrit, lecture;
-apprendre à lire suppose un travail de groupes où celui qui sait est au service de l’autre;
-apprendre à lire suppose des traces écrites élaborées par les apprenants, guidés par l’enseignant;
-comprendre un texte suppose une implication effective des élèves qui doivent être les artisans de leurs propres stratégies de compréhension.
Expérimentée dans une classe d’application,la méthode s’est avérérée efficace: la lecture avait alors du sens pour des élèves qui ne sont pas français.
2. En tant que parent d’élèves qui étudient à l’école primaire. Là le problème est d’autant plus difficile que les programmes en vigueur sont français.