Le traitement que perçoit l’enseignant peut varier de deux manières. Premier cas, indépendant de la progression de carrière, la revalorisation par l’indice. Comme pour tout fonctionnaire, le salaire annuel d’un enseignant se calcule en multipliant son indice (défini par la position de son grade et de son échelon dans la grille indiciaire) par la valeur du point d’indice.

Une revalorisation périodique

L’indice est périodiquement réévalué en conseil des ministres. Cette mesure entraîne l’augmentation automatique du traitement de tous les enseignants. En 2005, le point d’indice a été revalorisé de 0,5% au 1er février, 0,5% au 1er juillet et 0,8% en novembre, pour atteindre 53,7110 € soit 4,48 € par mois.

Le changement d’échelon

Les évolutions de carrière s’accompagnent d’une augmentation du traitement perçu. La promotion des enseignants se fait par année civile. Les enseignants susceptibles d’être promus sont classés par note décroissante (note administrative ajoutée à la note pédagogique1) et, à égalité de barème, par âge décroissant. La liste des promus est déterminée par une instance paritaire : la commission administrative paritaire départementale pour les enseignants du premier degré, les CAP académique pour le secondaire. Pour pouvoir prétendre passer à l’échelon supérieur, l’enseignant doit pouvoir justifier d’une durée minimale dans l’échelon précédent (par exemple deux ans et demi pour qu’un instituteur du 7ème échelon puisse passer au 8ème). La première année où il a suffisamment d’ancienneté à son échelon, l’enseignant peut être promu « au grand choix ». S’il n’obtient pas l’avancement, il peut, l’année suivante, être promu « au choix ».

Si ses notes ne lui permettent pas de figurer au tableau d’avancement « au grand choix » puis « au choix », l’enseignant passe automatiquement à l’échelon supérieur au terme d’un délai qui varie également avec les échelons (deux ans et demi pour qu’un instituteur passe du 6ème au 7ème échelon, quatre ans et demi pour qu’il passe du 7ème au 8ème).

Chaque année, la commission paritaire retient 30% des candidats à la promotion « au grand choix ». S’y ajoutent les 5/7 des candidats « au choix ». Restent donc 20% d’enseignants qui doivent attendre d’être promus à l’ancienneté.

Le changement de corps ou de grade

Dernière possibilité pour augmenter leur salaire, les enseignants peuvent demander à changer de corps (passer, par exemple, de professeur certifié à professeur agrégé). Ces promotions s’effectuent sur concours ou par voie de liste d’aptitude. Par ailleurs, chaque statut particulier des corps des personnels d’enseignement et d’éducation du second degré prévoit, outre l’avancement d’échelon, des avancements qui permettent d’atteindre un grade supérieur au sein du même corps, et donc d’accéder à une échelle de rémunération supérieure. Toutes les conditions à remplir et les modalités pour bénéficier d’une promotion de corps ou d’un avancement de grade sont disponibles sur le site du ministère de l’Education nationale, par le biais du système d’information et d’aide aux promotions (Siap).

Patrick Lallemant

(1) Cf. encadré