Face à la crise des banlieues, le Premier ministre a promis une réorganisation et une relance de l’éducation prioritaire. Mais le gouvernement hésite pour le moment à accentuer l’effort financier (600 millions d’euros par an) en faveur de ces zones d’éducation prioritaires (ZEP).

Pourtant, les enseignants dénoncent un manque de moyens, et les syndicats notent que l’Etat a réduit son intervention dans les quartiers difficiles ces dernières années avec le non-renouvellement des emplois-jeunes et la diminution du nombre d’enseignants. Des économies ont même été réalisées dans les ZEP, puisque les professeurs des ces établissements prioritaires sont généralement plus jeunes et donc moins bien rémunérés.

Parmi les pistes envisagées pour relancer l’éducation prioritaire, l’Etat envisage de revoir la carte de l’éducation prioritaire. Le but serait d’éviter de disperser les moyens sur un grand nombre d’établissements pour les concentrer sur les sites les plus difficiles. Enfin, le gouvernement souhaite inciter les enseignants les plus expérimentés à s’engager dans les écoles et collèges difficiles. Le ministre de l’Education nationale réfléchit à un moyen de donner des bonus de carrière à ces professeurs plus âgés pour qu’ils reviennent en ZEP épauler leurs jeunes collègues.

Source Le Monde