Sans jeu de mot sur son nom, l’homme connaît mieux que quiconque les recoins de l’institution qu’il dirige. Diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Paris en 1980, Richard Descoings rejoint le Conseil d’État à sa sortie de l’ENA en 1985. Il retrouve Sciences Po moins de deux ans plus tard pour occuper les fonctions de chargé de mission auprès d’Alain Lancelot, le directeur de l’époque. Nommé directeur adjoint en 1989, il quitte le navire amiral de la rue Saint Guillaume en 91, mais pour mieux y revenir. Après différentes responsabilités dans des cabinets ministériels, il est en effet nommé directeur de Sciences Po en 1996.


 


Installé aux commandes, il annonce son ambition : faire de l’IEP parisien un « Harvard européen ». Pour ce faire, Richard Descoings multiplie les initiatives : allongement de la durée de scolarité, augmentation du nombre d’étudiants, internationalisation du cursus, création d’une école de journalisme… ou bien encore, intégration des élèves de ZEP et réforme des frais de scolarité (jusqu’à 5.000 euros pour les étudiants les plus riches, gratuit pour les plus pauvres). Cette (sur-)activité alimente la chronique. Accusé de mégalomanie par ses détracteurs, qualifié de visionnaire par ses partisans, Richard Descoings laisse rarement indifférent.