Effectifs en classe

Enseignante en petite section de maternelle, ce sujet sur les effectifs est crucial pour moi.

Imaginez-vous 28 petits de 3 ans avec 1 adulte 50 % du temps et 2 adultes les autres 50% du temps, dans des locaux exigus où même pour s'asseoir c'est vraiment limite :

bruit incessant, aggressivité importante voire violence, certains enfants tentent d'attirer l'attention des adultes en cassant le matériel ou en tapant les copains, problème de sécurité en salle de jeux où l'adulte est seul.

Je ne crois pas être la seule à travailler dans ces conditions pénibles pour l'enfant et pour l'enseignant.

Sans vouloir dramatiser la situation, le sujet des effectifs est fondamental, surtout à cet âge où l'enfant a besoin de l'adulte : de lui parler seul à seul, sans le groupe. Déjà beaucoup d'enfants de cet âge mangent à la cantine, font la sieste à l'école et passent peu de temps avec leurs parents.

Vu la pénibilité du travail, je m'explique aussi pourquoi un enseignant malade n'hésite pas à se mettre en arrêt maladie, pour faire face à ce ''stress'' il vaut mieux être en forme et se maîtriser.

A mon avis, la question est surtout politico-financière, toute réduction d'effectifs a un coût, ce qui explique que reconnaître qu'une diminution des effectifs a des bénéfices est impossible. Je parie que si vous interrogez chaque enseignant et chaque élève individuellement, le résultat sera sans équivoque. Le nombre idéal est de 20 enfants par classe, cela n'empêche ni les enfants de devenir autonomes, ni à l'enseignant de continuer à faire un travail correct et d'adapter sa pédagogie à chaque enfant.

Par contre, on aurait peut-être moins d'enfants qui se tourneraient vers un soutien extra-scolaire, ou qui auraient besoin d'un PPRE (?) , moins d'enseignants en arrêt maladie, moins d'enfants violents ou à comportement inadapté.

Je trouve irresponsable de vouloir promouvoir la scolarisation des tout petits, dans les conditions actuelles qui sont celles que je vous ai décrits où certaines communes se désengagent et que l'objectif principal du gouvernement est la réduction des coûts.

Même certaines crèches sont en train d'augmenter l'encadrement parce qu'ils observent les mêmes phénomènes que ceux décrits.

Mon argument choc est pour la fin : cela fait très longtemps que l'on observe les animaux notamment en captivité et que l que l'on connaît les effets lorsqu'on enferme un trop grand nombre d'animaux dans une même cage : la violence. La réponse à la question s'il faut ou non réduire les effectifs est évidente.

La question sur le temps scolaire est aussi à débattre...

Enseignante en petite section de maternelle, ce sujet sur les effectifs est crucial pour moi.
Imaginez-vous 28 petits de 3 ans avec 1 adulte 50 % du temps et 2 adultes les autres 50% du temps, dans des locaux exigus où même pour s’asseoir c’est vraiment limite : bruit incessant, aggressivité importante voire violence, certains enfants tentent d’attirer l’attention des adultes en cassant le matériel ou en tapant les copains, problème de sécurité en salle de jeux où l’adulte est seul.
Je ne crois pas être la seule à travailler dans ces conditions pénibles pour l’enfant et pour l’enseignant.
Sans vouloir dramatiser la situation, le sujet des effectifs est fondamental, surtout à cet âge où l’enfant a besoin de l’adulte : de lui parler seul à seul, sans le groupe. Déjà beaucoup d’enfants de cet âge mangent à la cantine, font la sieste à l’école et passent peu de temps avec leurs parents.
Vu la pénibilité du travail, je m’explique aussi pourquoi un enseignant malade n’hésite pas à se mettre en arrêt maladie, pour faire face à ce « stress » il vaut mieux être en forme et se maîtriser.
A mon avis, la question est surtout politico-financière, toute réduction d’effectifs a un coût, ce qui explique que reconnaître qu’une diminution des effectifs a des bénéfices est impossible. Je parie que si vous interrogez chaque enseignant et chaque élève individuellement, le résultat sera sans équivoque. Le nombre idéal est de 20 enfants par classe, cela n’empêche ni les enfants de devenir autonomes, ni à l’enseignant de continuer à faire un travail correct et d’adapter sa pédagogie à chaque enfant.
Par contre, on aurait peut-être moins d’enfants qui se tourneraient vers un soutien extra-scolaire, ou qui auraient besoin d’un PPRE (?), moins d’enseignants en arrêt maladie, moins d’enfants violents ou à comportement inadapté.
Je trouve irresponsable de vouloir promouvoir la scolarisation des tout petits, dans les conditions actuelles qui sont celles que je vous ai décrites où certaines communes se désengagent et que l’objectif principal du gouvernement est la réduction des coûts.
Même certaines crèches sont en train d’augmenter l’encadrement parce qu’elles observent les mêmes phénomènes que ceux décrits.
Mon argument choc est pour la fin : cela fait très longtemps que l’on observe les animaux notamment en captivité et que l’on connaît les effets lorsqu’on enferme un trop grand nombre d’animaux dans une même cage : la violence. La réponse à la question s’il faut ou non réduire les effectifs est évidente.
La question sur le temps scolaire est aussi à débattre…

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