Sondage Inspection

Je partage totalement les résultats de cette enquête, en la prolongeant sur

des perspectives d'amélioration de l'évaluation des enseignants.


- la montée en puissance des ''cadres intermédiaires'' depuis une dizaine

d'années a entrainé une série de dysfonctionnements dont les équipe

pédagogiques font trop souvent les frais: le personnel d'éducation et

d'enseignement se trouve ainsi dépossédé de toute capacié d'initiative alors

que statutairement ce personnel est cadre A de la fonction publique.


- il en résulte donc une baisse du niveau des compétences liée à

l'obligation de se conformer à une hiérachie souvent dominée par le

conformisme et le carriérisme: il suffit de plaire à sa hiérarchie pour

progresser plus rapidement, de déplaire pour être placardisé...


- les guerres d'influence entre IA, IPR, IG aboutissent à la création de

réseaux informels d'influence à travers lesquels les enseignants les plus

naifs ou les plus fourbes se positionnent: il suffit de connaitre par avance

les marottes de tel ou tel Inspecteur qui n'est plus lui même confonté au

travail en classe depuis plusieurs années: c'est même souvent un critère de

co-optation pour devenir Inspecteur et fuir l'enseignement, travailler sur

le terrain est devenu péjoratif pour cette véritable caste, souvent hautaine

et méprisante (Inspection=police de la pensée?).


- non sens absolu, l'évaluation par les pairs tourne à la mascarade car elle

crée sa prope langue de bois: le pédagogisme distillé sans retenue par les

sciences de l'éducation via les IUFM (mais c'est trop facile de tirer sur

une ambulance). Avant 1989 et la création des IUFM, parlait-on du niveau qui

baisse, de pédagogie de la citoyenneté etc etc...?


- parallélément, le nombre d'enseignants précaires progesse fortement (plus

de 40% des effecifs titulaires actuels en retraite en 2012), apprend son

travail sur le terrain dans des conditions matérielles et de mépris de

l'institution scolaire iniques, mais avec la considération des élèves et de

leurs parents; pire encore, le manque de postes aux concours et le caractère

tellement obsolète -en étant gentil- de ce recrutement (alors que ces

personnels ont un parcours individuel riche et très varié, plus diplomés que

les titulaires) les condamne massivement à un sorte de double peine.

Adaptables, mobiles et souvent innovants ils deviennent de plus en plus

précarisés et victimes des ''corps d'Inspection'': coutant moins chers en ces

temps de compression budgétaire, ils ont le culot de demander à être

titularisés sans passer un concours de recrutement !


- pourtant une évaluation de l'enseignement est nécessaire (et plus

fréquemment que tous les 6 ans en moyenne !), mais que faire alors des gens

ayant dépassé leur seuil d'incompétence, des secondes carrières déguisées:

tous deviendront-ils ''formateurs de formateurs'' (déja 30000 postes non

affectés dans les classes- hors syndicalistes plus que jamais utiles -) ou

cadres intermédiares fratricides ? que de contradictions pour un métier si

riche et utile politiquement et socialement !


- rester à l'école de l'âge de 5 ans à plus de 65 ans (merci Fifi) avec un

environnement de défiance des hiérarchies sera-t-il possible encore

longtemps sans ruiner encore plus le système éducatif et booster les

logiques purement comptables ?


- enfin quelques pistes de ré-équilibrage concernant les inspecteurs: qu'ils

soient encore profs au minimum à mi-temps, avec les conditions de travail

des Vacataires (plusieurs établissements, si possible très éloignés et

difficiles, ZEP, PEP 4 etc...), pour les condition financières (4 mois de

retard de salaire, pas de couverture sociale et pas de droit au chômage,

c'est hélas techniquement impossible). Ou bien encore détacher ces

personnels si compétents pour décider de la formation de la jeunesse, dans

des structures d'aides aux précaires, mal logés, délinquants etc... bref de

les immerger dans les conditions de vie de ceux qu'ils sont censés éduquer

et qui pourraient sûrement les ré-éduquer... pour qu'ils nous reviennent (si

toutefois ils tiennent le coup les pôôvres) tout simplement humains et prêts

à travailler avec les équipes pédagogiques et éducatives.

Je partage totalement les résultats de cette enquête, en la prolongeant sur des perspectives d’amélioration de l’évaluation des enseignants.
– La montée en puissance des « cadres intermédiaires » depuis une dizaine d’années a entrainé une série de dysfonctionnements dont les équipes pédagogiques font trop souvent les frais: le personnel d’éducation et d’enseignement se trouve ainsi dépossédé de toute capacité d’initiative alors que statutairement ce personnel est cadre A de la fonction publique.
– Il en résulte donc une baisse du niveau des compétences liée à l’obligation de se conformer à une hiérachie souvent dominée par le conformisme et le carriérisme: il suffit de plaire à sa hiérarchie pour progresser plus rapidement, de déplaire pour être placardisé…
– Les guerres d’influence entre IA, IPR, IG aboutissent à la création de réseaux informels d’influence à travers lesquels les enseignants les plus naifs ou les plus fourbes se positionnent: il suffit de connaitre par avance les marottes de tel ou tel Inspecteur qui n’est plus lui même confonté au travail en classe depuis plusieurs années: c’est même souvent un critère de co-optation pour devenir Inspecteur et fuir l’enseignement, travailler sur le terrain est devenu péjoratif pour cette véritable caste, souvent hautaine et méprisante (Inspection=police de la pensée ?).
– Non sens absolu, l’évaluation par les pairs tourne à la mascarade car elle crée sa prope langue de bois: le pédagogisme distillé sans retenue par les sciences de l’éducation via les IUFM (mais c’est trop facile de tirer sur une ambulance). Avant 1989 et la création des IUFM, parlait-on du niveau qui baisse, de pédagogie de la citoyenneté etc etc…?
– Parallèlement, le nombre d’enseignants précaires progesse fortement (plus de 40% des effecifs titulaires actuels en retraite en 2012), apprend son travail sur le terrain dans des conditions matérielles et de mépris de l’institution scolaire iniques, mais avec la considération des élèves et de leurs parents; pire encore, le manque de postes aux concours et le caractère tellement obsolète -en étant gentil- de ce recrutement (alors que ces personnels ont un parcours individuel riche et très varié, plus diplomés que les titulaires) les condamne massivement à une sorte de double peine. Adaptables, mobiles et souvent innovants, ils deviennent de plus en plus précarisés et victimes des « corps d’Inspection »: coutant moins chers en ces temps de compression budgétaire, ils ont le culot de demander à être titularisés sans passer un concours de recrutement !
– Pourtant une évaluation de l’enseignement est nécessaire (et plus fréquemment que tous les 6 ans en moyenne !), mais que faire alors des gens ayant dépassé leur seuil d’incompétence, des secondes carrières déguisées: tous deviendront-ils « formateurs de formateurs » (déja 30000 postes non affectés dans les classes- hors syndicalistes plus que jamais utiles -) ou cadres intermédaires fratricides ? que de contradictions pour un métier si riche et utile politiquement et socialement !
– Rester à l’école de l’âge de 5 ans à plus de 65 ans (merci Fifi) avec un environnement de défiance des hiérarchies sera-t-il possible encore longtemps sans ruiner encore plus le système éducatif et booster les logiques purement comptables ?
– Enfin quelques pistes de ré-équilibrage concernant les inspecteurs: qu’ils soient encore profs au minimum à mi-temps, avec les conditions de travail des Vacataires (plusieurs établissements, si possible très éloignés et difficiles, ZEP, PEP 4 etc…), pour les condition financières (4 mois de retard de salaire, pas de couverture sociale et pas de droit au chômage, c’est hélas techniquement impossible). Ou bien encore détacher ces personnels si compétents pour décider de la formation de la jeunesse, dans des structures d’aides aux précaires, mal logés, délinquants etc… bref de les immerger dans les conditions de vie de ceux qu’ils sont censés éduquer et qui pourraient sûrement les ré-éduquer… pour qu’ils nous reviennent (si toutefois ils tiennent le coup les pôôvres) tout simplement humains et prêts à travailler avec les équipes pédagogiques et éducatives.

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