« A la piscine, des jeunes filles ne veulent pas se mettre en maillot de bain, montrer leur corps », explique Brigitte Arpaia, professeur d’Education physique et sportive au lycée professionnel La Viste à Marseille. Dans son établissement, « on n’hésite pas à mettre zéro ou à sanctionner les absences par des heures de colle mais ça ne donne rien, la pression des parents est trop forte », déplore-t-elle. Un an après le vote de la loi laïcité, les professeurs d’Education physique sont toujours confrontés à des situations inextricables.

Pour le secrétaire national du Syndicat national d’Education physique (Snep-FSU), Alain Becker, ces cas restent « minoritaires ». Pour Benoît Chaisy, prof d’EPS au collège Christine de Pisan à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), c’est l’intervention auprès des parents du Conseiller principal d’Education pratiquant la religion musulmane qui a « facilité » les choses.

Pour autant, les organisations syndicales ne réclament pas au législateur de leur faciliter la tache. « En terme d’activités physiques, les choses se mêlent entre l’affectif, l’éducatif et le religieux, il n’y a pas lieu de légiférer spécifiquement là-dessus », a estimé de son côté Jean-Luc Lafay, chargé des questions de laïcité au SNPDEN-Unsa, principal syndicat de chefs d’établissement.



Sources AFP et L’Express