Au B.O. n° 5 du 3 février 2005 : Orientations sur la politique d’éducation artistique et culturelle


 


De la maternelle à l’université, l’éducation artistique et culturelle contribue à la formation de la personnalité et constitue un facteur déterminant de la construction de l’identité de chacun. De plus, elle permet l’acquisition de compétences utilisables dans d’autres domaines d’apprentissage : elle conforte la maîtrise de la langue française, développe les capacités d’analyse et d’expression et concourt à l’apprentissage de la vie civique et sociale. Vecteur de transmission d’un patrimoine commun, elle est donc une composante essentielle de l’éducation des jeunes.


 


Développer les partenariats Education-Culture


 


Etabli depuis de nombreuses années, le partenariat entre le ministère de l’Education et celui de la Culture doit être renforcé, estime-t-on rue de Grenelle. Il passe à la fois par des soutiens financiers et par l’élaboration de projets communs. Ainsi, dans chaque région et académie, les recteurs et les Directions régionales des affaires culturelles (Drac) constitueront les « groupes de pilotage » qui mettront en œuvre ces projets communs. Si nécessaire, la démarche pourra aboutir à la création de groupements d’intérêt public (GIP) ou d’établissements publics de coopération culturelle (EPCC).


 


Par ailleurs, la mise en place d’actions éducatives sera exigée avant l’attribution de subventions aux structures artistiques et culturelles. L’insertion de modules « art et culture » dans la formation initiale des enseignants sera également encouragée.


 


Rapprocher la culture de tous


 


Au premier rang des objectifs de l’éducation artistique et culturelle : l’extension à l’ensemble du territoire de programmes de sensibilisation et/ou de formation au cinéma et à l’audiovisuel, au patrimoine, à l’architecture, au chant choral, etc. Une attention toute particulière sera portée au renforcement des actions destinées aux publics scolaires défavorisés. Les projets situés dans les ZEP-REP et les zones sensibles, ainsi que dans les zones rurales isolées, seront donc soutenus en priorité. L’enseignement professionnel doit également être considéré comme une cible privilégiée. Enfin, un soutien accru sera accordé aux dispositifs européens (« Socrates », « Jeunesse pour l’Europe »…) rassemblant élèves, enseignants et professionnels des arts et de la culture.