A 43 ans, Arnaud Brunet, journaliste économique, a déjà arpenté le Panthéon de sa spécialité : Investir, Le Nouvel économiste et l’Agefi  figurent au rang de ses collaborations passées (tout comme Europe 1, Valeurs actuelles, France 2…). Il garde de cette expérience un solide carnet d’adresses, où des analystes financiers côtoient des PDG de multinationales.


 


Il pense à ces derniers, il y a quelques mois, alors qu’il travaille sur une collection consacrée à la pédagogie pour les éditions Little Big Man. Et si les grands patrons avaient leur mot à dire sur le système éducatif français ? Plusieurs responsables de la communication de grands groupes du CAC 40, rapidement joints pour nouer quelques contacts, trouvent l’idée quasi-saugrenue. Pas les intéressés ! Les capitaines d’industrie et autres champions de la finance internationale semblent même parfois se passionner pour la question…


 


Michel Pébereau, Vincent Bolloré, Michel Bon, Marc Viénot et quelques autres grands patrons se penchent ainsi sur des dossiers aussi variés que l’évolution du niveau général des connaissances, la notation, l’exclusion scolaire, le statut des enseignants…
Ces chefs d’entreprises de premier plan, « ne s’expriment ni en financiers, ni en doctrinaires, mais comme les responsables qu’ils sont […], avec un sens de la mesure et souvent une netteté qu’on souhaiterait plus fréquente dans la parole publique », estime Denis Kambouchner, professeur de philosophie à Paris l et auteur de « Une école contre l’autre ». En compagnie de Gérard Aschieri, Secrétaire général de la FSU, et de Philippe Raynaud, professeur de science politique à Paris II et co-auteur de « La Fin de l’école républicaine », Denis Kambouchner apporte sa contribution à l’ouvrage d’Arnaud Brunet en commentant différents entretiens.