François Fillon a déclaré dimanche 13 février 2005 sur Europe 1 qu’il retirait la réforme du baccalauréat de son projet de loi d’orientation sur l’école. « Sur le bac et seulement sur cette question-là, nous ne passerons pas en force parce que je ne veux pas prendre le risque de voir cet examen dévalorisé », a souligné le ministre. Il déposera d’ailleurs un amendement supprimant la référence à une réforme du baccalauréat. Celui-ci supprimera la réduction de l’examen à 6 épreuves et une prise en compte du contrôle continu. Toutefois, le ministre s’est dit attaché à l’idée de diminuer le nombre d’épreuves au bac.

Par ailleurs, François Fillon s’est dit prêt à défendre son projet. « Je serai mardi à 16 heures à l’Assemblée nationale avec un projet de loi qui est le fruit de plus d’un an de concertation, de dialogue avec les Français » et qui « vise à permettre à tous les jeunes Français de réussir, de trouver leur voie personnelle dans notre système éducatif ».

D’ailleurs, le ministre de l’Education a pu compter sur l’appui de Nicolas Sarkozy et Jean-Pierre Raffarin. En effet, le président de l’UMP s’est mué samedi en défenseur de sa réforme. Devant les nouveaux adhérents de l’UMP, dans une salle Gaveau bourrée à craquer, il a exhorté le ministre de l’Education à « tenir bon » face aux « forces de l’immobilisme et du conservatisme ». Quant au Premier ministre, il a déclaré que « François Fillon mène la réforme de l’école avec écoute et courage ».


Source Reuters, Le Figaro, L’Express