Voici ce que disait le candidat à la présidentielle Jacques CHIRAC en 1995 : « Le sport apparaît de plus en plus comme une véritable école de vie. C’est la raison pour laquelle il doit devenir une matière à part entière de l’éducation des enfants, au même titre que les connaissances de base » (cf. La France pour tous avec J. Chirac). Le futur Président de la République pointait lui-même le cour de ce qui fonde aujourd’hui nos propres craintes : l’exclusion de l’EPS des « connaissances de base ».

La réforme fait du « socle » le nouveau mode global de pilotage et de réorganisation du système éducatif. La question de sa fonction réelle reste sans réponse à moins de considérer qu’il ne sert aujourd’hui qu’à exclure du « socle commun » certaines disciplines, en particulier l’éducation physique, les enseignements artistiques, la technologie. Qu’on le veuille ou non, il produit aujourd’hui de la hiérarchie, il produira demain de l’exclusion.

Nous continuons de lui opposer « une culture commune scolaire » redéfinie qui se donne pour objectif de penser enfin des contenus d’enseignement pour les jeunes qui ne réussissent pas à l’Ecole aujourd’hui.

Elle devrait s’appuyer sur des programmes disciplinaires cohérents et mis en correspondance du primaire au lycée, sur des dispositifs et des contenus transdisciplinaires rigoureux. Cette proposition exprime une seconde conviction ; Nous croyons en effet par expérience que la diversité et la richesse de la « culture commune » sont des facteurs de réussite pour le plus grand nombre. Elles sont constitutives de véritables dynamiques d’apprentissage.

Les enseignants d’EPS sont mobilisés pour la défense de leur discipline d’enseignement. L’appel national pour l’EPS lancé par le notre organisation recueille de très nombreux soutiens dans l’opinion (plus de 150 000 signatures à ce jour) et auprès de personnalités. Les signataires ne comprennent pas, en particulier, cette remise en cause du caractère fondamental de l’EPS à l’école, au moment où le gouvernement est engagé dans une campagne pour les J. O. à Paris en 2012.

En Guadeloupe, le SNEP a décidé de manifester son mécontentement dans le cadre des 9H00 du SNEP.

Cette action de sensibilisation et de débat vise à mettre l’accent sur les menaces qui pèsent sur notre discipline et sur les propositions que nous faisons au ministère. Elle concernera principalement les enseignants d’EPS avec le soutien des matières artistiques, du SNES et de la FSU. La manifestation à caractère sportif et culturel aura lieu sur la plage municipale de Sainte-Anne de 15H00 à minuit le vendredi 25 février 2005. Les activités retenues : relais non-stop en Natation et en kayak, tournoi de beach-volley, animation de danse traditionnelle, atelier débat.