Le ministre de l’Education du Québec, Pierre Reid, a ouvert la semaine des Enseignantes et des Enseignants lundi dernier, 7 février. Avec ces mots : « Cet événement nous permet de saluer de façon particulière ces femmes et ces hommes qui travaillent avec passion pour faire de l’école un milieu de vie riche et stimulant pour les élèves du Québec ». Jusqu’au 12 février, les enseignants du primaire et du secondaire vont être gâtés. L’initiative s’adresse en effet directement aux 9600 enseignants de la Commission scolaire du Québec, qui ont en charge environ 110 000 élèves. Les jeunes, les parents et plus généralement la nation entière les remercie. De quelle façon ?

Une carte de remerciement

Le ministère donne des pistes très concrètes, en fonction des différents niveaux de classe. Les élèves de primaire par exemple pourront « confectionner une carte de remerciement signée par les élèves et la placer à la porte de la classe ou dans la salle des profs », ou « suspendre à la porte de la classe une pochette surprise contenant des messages des élèves ». Et la direction de l’école pourra « faire une tournée des classes pour souligner le travail des enseignantes et des enseignants » ou « organiser une activité sociale suivie d’un repas avec le personnel de l’école » … 
Quant élèves du secondaire, ils pourront « rédiger un acrostiche avec le prénom de leur enseignant favori en mentionnant ses plus belles qualités » ou « remettre un certificat de reconnaissance aux enseignants en soulignant leurs plus belles qualités ». Avec le personnel de direction, ils pourront aussi remettre « un certificat de reconnaissance aux enseignants en soulignant leurs plus belles qualités » ou « présenter leurs enseignants dans un reportage vidéo ou photographique afin de les faire connaître sous un autre angle ».
Enfin, l’enseignement professionnel n’est pas oublié. Le ministère propose des pistes originales : les élèves cuisiniers par exemple prépareront un excellent repas, tandis que leurs camarades horticulteurs remettont « une plante ou une fleur à chaque enseignante et enseignant avec une note expliquant pourquoi ils l’associent à cette plante ou à cette fleur ».

Valoriser une profession difficile


 


Cette manifestation vise à valoriser une profession, qui n’est pas épargnée par la violence et les difficultés. Selon une enquête sur la violence dans les écoles publiques québécoises datant de 2003, 40 % des enseignants du secondaire rapportent avoir été victime au moins une fois d’insultes (de la part d’un élève) pendant l’année scolaire, 28 % de menaces et 5% d’agressions physiques. Il faut noter qu’entre 8 et 10 % rapportent avoir été victimes d’insultes et de menaces à plusieurs reprises. A noter, les résultats ne sont pas meilleurs dans le primaire. Et plus de 40% des congés maladie des enseignants québécois sont dûs aux maladies nerveuses…
Alors cette semaine leur met peut-être un peu de baume au cœur….