Invité lundi 07 février 2005 sur France Inter, Jean-Pierre Raffarin a déclaré qu’il n’était « pas sourd à ce qui se passe dans la rue ». « Je suis à l’écoute, je reste ouvert mais nous sommes dans une démocratie. Je ne méprise pas les manifestations mais je demande aux leaders syndicaux de ne pas mépriser le Parlement, le débat se poursuit selon le calendrier prévu, c’est cela la vie démocratique ».

A propos de la réforme Fillon de l’Education nationale, il a lancé : « Vous avez déjà vu une réforme de l’Education qui avait été acceptée par les enseignants ? C’est normal que dans un débat démocratique, les uns et les autres défendent leurs positions ». « Les syndicats aujourd’hui sont d’accord pour l’union du non mais ils ne sont pas d’accord pour une union du oui. Ils ont une ‘négative’ attitude, ils n’ont pas une ‘positive’ proposition », a-t-il ajouté. « Il est clair aujourd’hui que nous sommes face à un problème majeur dans l’Education nationale. Près de 150.000 jeunes sortent de l’école sans aucune qualification », a-t-il rappelé.

Enfin, évoquant les négociations salariales dans la fonction publique, il a déclaré que « la moyenne des salaires de la fonction publique va augmenter de 3,1% en 2005 » et que « dans bon nombre d’entreprise, ce serait déjà beaucoup ».

Source Reuters, AP, France inter