Le ministre doit revoir sa copie.

Le mardi 1er février, le ministre de l’éducation a déclaré à l’Assemblée Nationale qu’il allait porter le coefficient d’EPS à l’examen du brevet des collèges de 1 à 2, sans pour autant affirmer que l’EPS sera bien obligatoire à cet examen pour tous les élèves. Puis il a déclaré vouloir inscrire dans la loi le caractère obligatoire de cet enseignement, alors que jusqu’à ce jour cela n’est prévu que dans le rapport annexé…

Quant à la place de l’EPS aux examens, l’EPS passerait d’épreuve obligatoire au brevet des collèges à une épreuve facultative[1]. A terme, ce caractère facultatif aux examens peut fragiliser l’enseignement de l’EPS.

La pétition nationale lancée par le SNEP FSU « Pas d’éducation sans éducation physique et sportive » est largement soutenue par l’opinion publique et signée à ce jour par 150 000 personnes. Cela traduit l’exigence d’une loi démocratique sur l’éducation, qui doit faire accéder l’ensemble des classes d’âge scolarisées à une culture scolaire riche et diversifiée incluant l’éducation physique et sportive.

Il est clair que les explications « tardives » du ministre portent la marque de ce mouvement de soutien. Nous exigeons qu’il y ait validation, pour tous et à tous les examens, de la formation acquise en EPS dans les collèges et lycées.

Le ministre doit répondre sérieusement aux questions posées. Il refuse pourtant de rencontrer le SNEP tout en prônant un « dialogue social » qu’il ne mène qu’avec les seuls interlocuteurs qu’il se choisit.

En Guadeloupe, le SNEP intensifiera la campagne de sensibilisation et de signatures en s’adressant aux parlementaires, en rencontrant la population et la profession lors d’une manifestation à caractère sportif.