L’enseignement des langues vivantes a besoin de dépoussiérage.
Je me souviens avoir appris et maîtrisé des formes grammaticales subtiles pendant mes études et avoir été incapable de m’acheter une paire de chaussetees en Angleterre. Je ne possédais pas le vocabulaire adéquat, ma prononciation, issue d’une étude silencieuse de textes littéraires, était tout à fait incompréhensible.
J’entends assez souvent des enseignants dire que les élèves ne peuvent pas progresser en anglais faute de bases grammaticales. Combien de locuteurs d’une langue donnée sont de parfaits illettrés ? et poutant communiquent, travaillent vivent et parfois sont quand même heureux. L’objectif du socle commun doit être de permettre à chacun de quitter l’école avec assez de connaissances pour travailler avec des étrangers. L’évaluation des élèves en langue passe trop par l’écrit. On voit déjà des techniciens ou des ouvriers rater une embauche faute de parler anglais ou allemand ou d’autres langues. Quelle est la place de l’enseignement de la compréhension de documents techniques dans l’enseignement des LV ?
Notre système voudrait que tous les élèves deviennent des lettrés. Est-ce bien raisonnable ?
Connaître une civilisation étrangère et pratiquer sa langue me semble plus enrichissant et politiquement plus rentable. Le rapprochement des peuples voulu dans la construction de l’Europe est une des motivations à connaître des langues étrangères. Pas de promouvoir l’élitisme scolaire.