« A huit jours de la présentation du projet de loi sur l’école au conseil des ministres, je suis sidéré par le silence du président de la République sur l’école et de l’absence de réflexion sur les apports de la formation des jeunes et de leurs qualifications à la société, sur le rôle de l’école pour lutter contre les inégalités, les discriminations et impulser les valeurs de la République », a estimé hier mardi 04 janvier 2005, Gérard Aschieri, secrétaire générale la FSU. « M. Chirac n’a parlé de l’école qu’en conclusion pour dire qu’elle sera réformée comme les retraites ou l’assurance maladie. Cela et le silence sur les services publics en général jette un éclairage particulièrement sinistre sur le projet de loi d’orientation sur l’école », a conclu Gérard Aschieri. Pour sa part, Le secrétaire général de l’Unsa, Alain Olive, a indiqué que Jacques Chirac avait fait un « vrai discours de politique générale pour les deux ans à venir », mais que celui-ci manquait « de cohérence » en partant « dans tous les sens ». « Ce qui est assez paradoxal, c’est qu’au moment où le chef de l’Etat parle d’augmenter le pouvoir d’achat, l’Etat traite très mal ses fonctionnaires, et il y a un échec salarial dans la fonction publique », a-t-il ajouté.

Source AFP, Le Monde