Concours de poésie en ligne

Le 3 janvier prochain, l’édition 2005 du concours en ligne Poésie en liberté sera lancée. 1300 établissements scolaires, dont près de 400 étrangers, ont participé l’an passé et 4500 textes ont été envoyés au jury. Nous avons rencontré le cofondateur du concours, Jean-Pierre Cascarino.

Comment est née l’idée d’un concours de poésie de langue française, destiné aux lycéens et étudiants du monde entier ?

Jean-Pierre Cascarino : Au départ, c’est une réflexion au sein de mon propre établissement. Je suis professeur de français au lycée Henri Wallon d’Aubervilliers, qui est un établissement assez difficile. Pour intéresser les élèves, il faut innover. Je me suis donc demandé comment faire pour donner le goût de pratiques culturelles telles que l’écriture. C’est simple : il faut que les élèves soient mis en valeur par elle. La poésie s’avère un excellent moyen : ils s’intéressent à cette forme littéraire et de plus, le fait que le concours s’achève par la publication d’un recueil (éditions Le Temps des Cerises avec le concours du Scéren/CRDP de Créteil) est extrêmement motivant pour eux.

A quand remonte la première édition ?

J-P C. : 1999. Cette date correspond également à l’époque du plein essor d’internet. D’où l’idée d’un concours exclusivement en ligne…

Est-ce que des thèmes sont imposés chaque année aux élèves ou aux étudiants pour écrire leurs poèmes ?

J-P C. :  Non, absolument pas. Les élèves sont libres d’écrire sur tous les sujets. De même, les enseignants qui décident de faire travailler leurs classes sur le concours, sont totalement libres du choix des thèmes. Les étudiants -l’âge limite étant fixé à 25 ans- quant à eux, travaillent individuellement, car pour l’instant, l’université n’organise pas d’activité spécifique.

Justement, pouvez-vous nous donner des exemples de travaux réalisés en classe autour du concours ?

J-P C. : 
Oui, bien sûr. Pour l’édition 2001 par exemple, un lycée professionnel nous avait adressé un ensemble de poèmes autour du thème de la ville, plus précisément de leur ville. D’autres choisissent de travailler autour d’une couleur, d’une écriture « à la manière de » (par exemple Prévert). Des projets peuvent aussi être franchement plus élaborés : ainsi certains établissement organisent-ils un concours interne au sein de l’établissement, afin de sélectionner les textes qu’ils retiendront pour Poésie en Liberté. Une enseignante parisienne, outre des ateliers d’écriture autour du concours, a même mis en place des ateliers de lecture avec une comédienne. Les élèves travaillent leur diction à partir de leurs propres textes !

Justement, comment se fait la sélection des poèmes retenus pour l’édition ?

J-P C. :  Le concours est ouvert le 3 janvier. Jusqu’au 4 avril 2005, c’est la phase de réception des textes. Puis une présélection est opérée par un comité composé de 25 membres : professeurs, chefs d’établissement, lycéens, étudiants, une personne du ministère de l’Education nationale…Ce jury a sélectionné l’an dernier 300 textes sur les 4500 textes reçus. Ces 300 textes à leur tour sont soumis au jury des lycéens, composé de onze membres venus de la France entière, qui délibèrent sous la férule du président du jury, qui est un poète, de moi-même et d’une autre responsable du concours.

De quelle façon s’établit le palmarès ?

J-P C. :  Trois prix sont décernés par niveau : seconde, première, terminale et étudiants. Ils sont remis lors du Salon de l’Education en novembre à Paris.

Mais l’anthologie éditée, suite au concours, comporte d’autres textes que ceux du palmarès. Quels sont-ils ?

J-P C. :  
En effet, pour constituer l’anthologie, le palmarès ne suffit pas. C’est pourquoi, nous faisons lire l’ensemble des textes, soit 4500 poèmes, à des lecteurs professionnels, afin de dégager une liste d’une centaine de poèmes, ajoutée dans le livre à la suite du palmarès. Et de laisser une chance supplémentaire à d’autres beaux textes d’être publiés.

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