« C’est dès l’école maternelle que se met en place (…), l’approche élitiste », constatent l’IGAENR (Inspection générale de l’administration de l’Éducation nationale et de la recherche) et l’IGEN (Inspection générale de l’Éducation nationale) dans un document intitulé « Évaluation de l’enseignement dans l’académie de Paris », remis au ministre au mois d’octobre dernier. Ce rapport pointe du doigt « une insuffisante réussite scolaire globale et l’installation d’un écart, qui ne cessera plus ensuite de s’accroître, entre les bons élèves et les plus faibles ». Pourtant, l’école parisienne, « outre ses différences sociales, présente dans sa structure même un visage particulier que nulle autre ne possède en France », avec l’intervention de nombreux professeurs « mais aussi des animateurs et des bénévoles, qui se répartissent des enseignements qu’assure partout ailleurs le seul maître de la classe ». Cette particularité devraient « faire de l’école de la capitale la meilleure école de France », affirme le rapport. Pourtant, ce n’est pas le cas.