La future loi d’orientation et de programmation pour l’école affirmera une « exigence de performances », qui « devra s’accompagner d’un mode de pilotage encore plus précis » que celui utilisé aujourd’hui, a déclaré le ministre de l’Éducation nationale. François Fillon participait, jeudi 28 octobre, à une journée consacrée au pilotage du système éducatif organisée par la DEP (direction de l’évaluation et de la prospective). Selon lui, cette exigence s’appliquera « dans les établissements et dans les classes, prises une à une », mais le ministre précise qu’ « il ne s’agit pas de créer une concurrence entre les établissements », mais de « réduire les blocages » et ce, en « utilisant des indicateurs de performance ». « Il est d’autant plus nécessaire d’adopter une culture des résultats que le budget de l’Éducation nationale » est important, estime François Fillon. Hervé Hamon, auteur de « Tant qu’il y aura des élèves », est également intervenu lors de cette table ronde. Il juge que « la culture de l’évaluation n’est pas passée chez les enseignants » mais qu’elle permettrait d’éviter aux professeurs « de se sentir toujours inférieurs à leur tâche ». Enfin, Eric Raffin, président de l’Union nationale des associations de parents d’élèves de l’enseignement libre, a jugé que l’évaluation des établissements serait « un indicateur éloquent de la gestion de l’argent public ». Mais il privilégierait plus l’indicateur de « l’épanouissement et du bonheur des enfants » qui pourrait être mesuré en interrogeant simplement les parents.