L’université d’automne du SNUIPP-FSU s’est tenue dans le Var du 22 au 24 octobre dernier. A cette occasion le sociologue Christian Laval, chercheur à l’Institut de recherches de la FSU, a analysé le mouvement social du printemps 2003. Selon lui, ce mouvement a été le plus fort depuis 1995 exprimant le refus des lois sur les retraites et sur la décentralisation mais aussi rejetant plus profondément une politique d’ensemble basée sur une logique libérale. Pour Christian Laval, ce mouvement a donc eu une dimension politique puisqu’il a posé la question « de la nature d’une société désirable ». Pour l’avenir, le sociologue se demande quel syndicalisme construire face à des adversaires politique aussi déterminés. Il estime en effet que les conditions d’action sont très difficiles et que les syndicats doivent réfléchir à de nouvelles stratégies parce que les systèmes libéraux les transforment actuellement en simple relais. Ces stratégies pourraient passer par l’interprofessionnel, faire du syndicat un lieu d’articulation entre tous les niveaux et toutes les professions de la société.