Interrogé ce matin sur France Inter, le ministre de l’Éducation nationale estime qu’il n’est pas possible d’avoir « une école et une université gratuites pour tout le monde » en travaillant moins que les autres pays d’Europe.
Sur le rapport de Michel Camdessus, remis aujourd’hui mardi 19 octobre 2004, à Nicolas Sarkozy, ministre de l’Économie, qui plaide notamment pour des universités autonomes, François Fillon déclare : « Il est vrai que le système universitaire français est malade. Une réforme profonde est nécessaire. » Il évoque ainsi une réforme de l’évaluation des universités et des enseignants-chercheurs.
Par ailleurs, il assure n’avoir aucune inquiétude par rapport au budget 2005 de l’Éducation nationale en cas de révision de la croissance.
Quant à la future loi d’orientation sur l’école, François Fillon assure que l’objectif est de « donner aux élèves le bagage nécessaire pour reprendre des études ou changer de métier », de « redéfinir le rôle de l’école », et de « concentrer les enseignants sur les objectifs prioritaires ».
Sur la formation des maîtres, il propose « d’allonger le temps d’apprentissage » et de définir « le rôle de l’université dans le fonctionnement des IUFM ». D’ailleurs, il juge que le « droit à la formation tout au long de la vie doit être étendu à la fonction publique et aux enseignants ».
Interrogé enfin sur le remplacement des enseignants dans le secondaire, François Fillon juge qu’il n’est pas possible d’avoir « autant de remplaçants que de congés maladie ». Il évoque l’idée que « les enseignants se remplacent entre eux ». « Cela pourrait être financé par des heures complémentaires », précise-t-il.