L’Institut Maghreb Europe de l’Education a effectué une enquête pour l’UNSA-Education et l’Institut de recherche économique et sociale sur les enseignants issus des immigrations. Il apparaît que ces enseignants présentent souvent une plus grande sensibilité à l’environnement national, local et international. Trois groupes se différencient par leur degré d’adhésion aux valeurs républicaines et leur attachement à l’expression de la diversité culturelle à l’école. Tout d’abord « les républicains plus », généralement issus de familles mixtes et aisées pour qui le modèle républicain constitue une référence suprême. Second groupe, les « républicains écorchés vifs », enseignants issus de milieux populaires, souvent « socialisés » en banlieue, qui ont pu être victimes de discrimination. Ils prônent la mise en oeuvre d’une pédagogie interculturelle qui valorise le respect et la solidarité et l’ouverture aux autres. Enfin le groupe des « républicains SOS » inclut des enseignants de classes moyennes. Ils se sont parfois heurtés à la discrimination d’autres enseignants mais n’en gardent pas de ressentiment. Ils tiennent à apparaître devant leurs élèves comme les « représentants de la neutralité républicaine ».