Comment lutter contre les ventres à l’air, les jeans moulants et les tee-shirts échancrés ? En prenant des mesures. Le lycée Gérard de Nerval à Noisiel lance le mouvement. Depuis la rentrée en effet, « casquette, string qui dépasse du pantalon, tee-shirt au-dessus du nombril et tongs [sont] bannis de la garde-robe du parfait lycéen ». (Le Parisien, 15 septembre)

Le jour de la rentrée, cette consigne orale a été donnée à tous les élèves, par le proviseur-adjoint et le conseiller d’éducation. Mais attention ! Rien d’une leçon de morale rigoriste ! Simplement un conseil : bannir les casquettes, les strings, c’est bien commencer à préparer sa vie professionnelle. Le proviseur, Michel Djarian, nous explique que c’est autour de cet argument que le travail pédagogique s’est construit. Et ça marche ! La consigne a été parfaitement acceptée, y compris par les parents. Les élèves de leur côté, conscients de la difficulté de l’insertion professionnelle, ont été sensibles à ce discours. Résultat, depuis la rentrée, aucun incident n’est à signaler.

Pour renforcer encore l’argumentation, le lycée s’appuie sur ses propres ressources humaines. Michel Djarian donne en exemple les classes de commerce et de vente, où l’apprentissage du respect du code vestimentaire est fondamental. Les élèves de ces sections qui, lors d’exercices de simulation de scènes professionnelles, sont obligés d’arriver au lycée costumés et cravatés, servent de modèles aux autres pour comprendre à quel point l’apparence peut être déterminante.
A l’heure des premiers bilans, cette démarche originale a pour l’instant porté ses fruits.

Alors à quand le retour à l’uniforme ? Si 48% des parents sont pour, 66% des élèves sont contre, d’après les chiffres d’une récente enquête menée par l’Union des familles en Europe (UFE). La partie est loin d’être gagnée…