A l’occasion de la fin de son mandat à la présidence de la CDIUFM (Conférence des directeurs d’IUFM), Raymond-Philippe Garry, réclame une réforme des IUFM. Il estime en effet que treize ans après leur création, les IUFM n’ont pas encore tout à fait trouvé leur place. Il estime par exemple que le concours placé à la fin de la première année est une aberration. Raymond-Philippe Garry déclare qu’aucun président d’IUFM n’est opposé à une évolution de cette formation. Selon lui, le débat sur la question de la formation des enseignants a besoin d’être élargi à l’Europe et à la francophonie. Il rappelle qu’il a créé, durant son mandat des liens avec l’Agence universitaire de la francophonie et le Réseau international francophone des établissements de formation des formateurs. Aujourd’hui, 15% des professeurs des écoles deuxième année font un stage d’une semaine à trois mois à l’étranger. Il précise que du temps pour les professeurs des lycées et collèges deuxième année devrait être débloquer pour faire de même.
Enfin, sur la question de la délivrance d’un master aux stagiaires des IUFM, Raymond-Philippe Garry estime que ce master devrait être délivré en partenariat avec les universités.