Le SNES demande au ministère de l’Éducation nationale de revenir immédiatement sur sa décision de supprimer le CAPES d’arabe pour la session 2005. Le syndicat dénonce « un signe négatif à l’intégration, au maintien d’une diversité culturelle et linguistique dans le service public » sous couvert de « rationalisation budgétaire ». Le SNES affirme que cette suppression pose des questions de société : « l’apprentissage de l’arabe doit-il s’effectuer dans ou hors l’école, par des enseignants titulaires de l’éducation nationale ou bien va-t-on laisser cet enseignement à d’autres aux motivations bien différentes ? » L’organisation syndicale estime qu’il faut « valoriser l’arabe » auprès des populations dont c’est la culture d’origine, mais également « l’offrir à l’ensemble de la population scolaire notamment comme LV2 ou LV3 ». Le SNES estime que depuis quinze ans « les rectorats n’ont créé aucun nouveau poste » et que « l’enseignement de l’arabe est assuré sans support budgétaire ».