La démarche


 


Pour devenir accompagnateur de voyages culturels, il est nécessaire de déposer un dossier de candidature auprès des tour opérateurs ou des organismes spécialisés. Les modalités de recrutement diffèrent d’un prestataire à l’autre. Chez Intermèdes, Terra Incognita, La procure Terre Entière ou encore Voyageurs du Monde, une lettre de motivation accompagnée d’un CV doit être envoyée à l’attention du chargé de recrutement.


 


De son côté, Arts & Vie fonctionne selon un calendrier bien précis. Les postulants doivent envoyer leur candidature au cours du premier trimestre de l’année civile. Au total, chaque année, une cinquantaine de dossiers est sélectionnée. Courant juin, les candidats participent à un stage de mise en situation de quatre jours, durant lequel on évalue leurs capacités à encadrer un groupe. Les candidats reçus seront envoyés sur le terrain dans un délai inférieur à six mois.


 


Le témoignage


 


Après l’enseignement, le voyage est la seconde passion de Chantal, 56 ans, professeur de physique-chimie dans un lycée parisien. Elle a longtemps voyagé sans jamais songer à devenir accompagnatrice de groupe. Jusqu’à ce jour de 1990 où elle décida de partir avec l’association Arts & Vie. « Je me suis aperçue que notre accompagnateur était enseignant lui aussi. Et là, j’ai eu un déclic. Je me suis dit que cela correspondait exactement à ce que j’avais envie de faire », explique-t-elle.


 


Du coup, à son retour, Chantal contacte l’association, remplit un dossier de candidature et passe les sélections. Et ça marche ! Elle devient accompagnatrice. Depuis, pendant les vacances scolaires, elle emmène des groupes de voyageurs aux quatre coins du monde. Elle a maintenant des milliers de kilomètres au compteur : elle s’est rendu en Chine, au Chili, aux Etats-Unis et l’Asie du sud-est n’a plus de secret pour elle.


 


Sur place, elle a un rôle de chef d’orchestre, veillant à ce que le programme soit respecté et faisant en sorte que tout se passe correctement. En cas de maladie ou d’accident, elle enclenche les mesures de rapatriement ou d’hospitalisation. En cas de perte ou de vol, elle aide à effectuer les démarches administratives.


 


Son quotidien d’enseignante l’a énormément aidée pour s’approprier son « deuxième » métier : dans les deux cas, elle s’adresse à un public pour transmettre des savoirs. « Bien sûr, ce n’est pas la même chose d’avoir des adultes en face de soi. Ils sont beaucoup plus exigeants que mes élèves. Mais le fait d’être enseignant permet de ne pas se sentir débordée, surtout au début », affirme-t-elle.


 


Le 13 juillet, Chantal part pour le Tibet. Cela fait bientôt trois mois qu’elle planche sur la géographie, l’histoire, les coutumes et les croyances de cette région du monde. « Sur place, nous sommes un peu les relais entre le guide local et le groupe. On est souvent bombardé de questions, ce qui nécessite d’avoir une solide connaissance de notre destination. Il faut être incollable. On ne part pas uniquement pour s’amuser. Accompagner un groupe demande un énorme travail de préparation », assure-t-elle.