Comment former des enseignants compétents et les maintenir dans la profession jusqu’à la fin de leur carrière, tout en préservant l’équilibre entre l’offre et la demande ? Telle est la question posée dans le dernier rapport de l’étude d’Eurydice consacrée à la profession enseignante en Europe, publiée aujourd’hui, mercredi 23 juin. En premier lieu, quel regard portent les enseignants sur leur profession ? Le rapport révèle que « l’autonomie pédagogique et la qualité des relations avec les élèves ou les collègues sont considérées [par les enseignants] comme des avantages professionnels majeurs ». Les principaux problèmes signalés ont trait aux conditions de travail : « complexité et multiplication des tâches requises et charge de travail accrue ».

Globalement, les enseignants se disent assez satisfaits de leur métier : 98% en Suède (2002), 80% aux Pays-Bas, en Autriche et en Finlande (2000) et 66% en France (2002). Toutefois, un pourcentage non négligeable d’entre eux se déclarent prêts à quitter la profession. En effet, les enseignants sondés se sentent souvent peu reconnus. Alors quelles sont les raisons émises pour embrasser la carrière d’enseignant ? L’ensemble des pays européens plébiscitent avant tout « l’altruisme (le désir de s’occuper des enfants) et l’épanouissement personnel ». Les enseignants français, quant à eux, ont votés pour « l’amour de la discipline, le contact avec les élèves, la transmission des savoirs et de connaissances, et l’autonomie dans la classe. »

Enfin au niveau rémunération, l’étude démontre que les salaires de base des enseignants de l’Europe des 15 (avant le 1er mai 2004) étaient, à quelques exceptions près, assez similaires, en termes de pouvoir d’achat, en début de carrière.

L’enquête est en ligne à l’adresse suivante : www.eurydice.org/Documents/KeyTopics3/fr/FrameSet4.htm