Autorité en classe d’anglais

Bonjour,

Je réponds à votre question sur l'autorité en classe.



Je suis enseignante en anglais, et à ce titre soucieuse de voir parler mes

élèves. Qui dit ''parler'' dit par là-même, ''écouter'', ce qui implique une

certaine discipline de classe.



Hormis une autorité naturelle, je mets en place dès la rentrée des règles de

fonctionnement de mes cours, par une charte que les élèves et les parents

signent, et je m'y tiens tout au long de l'année. Je pourrai vous en envoyer un

exemplaire si cela vous intéresse.



Mais avant tout, malgré le fait que j'enseigne en ZEP (collège difficile), je

ne crie jamais, c'est ma devise, parce que je pense que des enfants

confrontés à la violence tous les jours, sont beaucoup mieux armés que nous pour

''naviguer'' sur ce terrain-là, alors que le calme les désarme.



Ma classe entre en silence, j'attends le silence dans le couloir pour les

faire entrer, et si les élèves crient trop, je reste calme et patiente.



Lorsqu'ils sont entrés dans la classe, j'attends aussi le silence pour les faire

asseoir. (au besoin, je m'assieds moi-même en attendant). Je demande encore le

silence complet le temps de faire l'appel (j'appelle chaque nom d'une voix calme et

tranquille). Je fais réciter les leçons par oral avant de faire sortir les

livres et cahiers, ce que je demande de faire dans le silence encore.



Tout ce silence permet un retour au calme après le brouhaha de la cour et des

couloirs.



Ensuite, le cours se déroule toujours dans le calme. Même lorsque nous

pratiquons des activités ''bruyantes'' telles que des pair-work, lectures, ou jeux de

théâtre, le retour au silence se fait grâce à un geste : soit ma marionnette

se dresse au dessus de ma tête, soit je fais le geste de basket-ball que les

élèves connaissent ''temps mort'' avec mes deux mains, et ce sont les élèves qui

font taire la classe, je n'ai pas besoin de parler.



Cette discipline de classe se fait dès le début d'année, environ 15 jours

sont nécessaires pour que les enfants l'assimilent.



Je ne confond jamais autorité (sous-entendu ''bienveillante'') avec

autoritarisme. Je m'efforce toujours d'adopter une attitude juste envers les

transgressions de la charte.



Je n'accepte ni retard (sauf cas de transports scolaires), ni injure, ni

dissipation en cours. Mais il y a des temps pour rire, détendre l'atmosphère,

surtout lorsque la leçon est un peu plus difficile.



J'essaie d'être le plus possible à l'écoute des enfants, et je fais des

activités dans la classe et dans le collège, afin que les élèves sachent qu'un

professeur est là pour les aider à grandir, à apprendre des tonnes de choses, mais

aussi qu'un professeur est un être humain qui est capable de rire avec eux,

de partager leur repas à la cantine (en anglais exclusivement), d'organiser des

jeux, des concours, des défis écriture, etc etc....



Tout est fondé sur le respect réciproque.



Je passe pour être une professeur sévère (je préfère ''exigeante'' pour

elle-même et pour les élèves), mais juste, et si j'en juge par les cadeaux que je

reçois à chacune des vacances scolaires, je suis une enseignante aimée des

élèves. Ainsi autorité est parfaitement compatible avec joie et bonne humeur.

Je reste à votre disposition si vous voulez plus de renseignements sur ma

pratique de l'autorité en classe.



Mais je suis persuadée et convaincue que l'autorité est absolument nécessaire

pour travailler dans le calme.



Sans doute des collègues diraient-ils que les profs autoritaires ne sont pas

sûrs d'eux,ou qu'ils font des crises par rapport à leur passé, ce n'est pas

mon cas. J'aime travailler dans l'ordre et la méthode, et je m'arrange pour

faire en sorte que les élèves fassent leur propre discipline dans la classe.



A votre disposition pour plus d'informations.

Bien à vous,

V.Repeczky

Bonjour,

Je réponds à votre question sur l’autorité en classe.
Je suis enseignante en anglais, et à ce titre soucieuse de voir parler mes élèves. Qui dit  »parler » dit par là-même,  »écouter », ce qui implique une certaine discipline de classe.
Hormis une autorité naturelle, je mets en place dès la rentrée des règles de fonctionnement de mes cours, par une charte que les élèves et les parents signent, et je m’y tiens tout au long de l’année. Je pourrai vous en envoyer un exemplaire si cela vous intéresse.
Mais avant tout, malgré le fait que j’enseigne en ZEP (collège difficile), je ne crie jamais, c’est ma devise, parce que je pense que des enfants confrontés à la violence tous les jours, sont beaucoup mieux armés que nous pour « naviguer » sur ce terrain-là, alors que le calme les désarme.
Ma classe entre en silence, j’attends le silence dans le couloir pour les faire entrer, et si les élèves crient trop, je reste calme et patiente.
Lorsqu’ils sont entrés dans la classe, j’attends aussi le silence pour les faire asseoir. (au besoin, je m’assieds moi-même en attendant). Je demande encore le silence complet le temps de faire l’appel (j’appelle chaque nom d’une voix calme et tranquille). Je fais réciter les leçons par oral avant de faire sortir les livres et cahiers, ce que je demande de faire dans le silence encore.
Tout ce silence permet un retour au calme après le brouhaha de la cour et des couloirs.
Ensuite, le cours se déroule toujours dans le calme. Même lorsque nous pratiquons des activités  »bruyantes » telles que des pair-work, lectures, ou jeux de théâtre, le retour au silence se fait grâce à un geste : soit ma marionnette se dresse au dessus de ma tête, soit je fais le geste de basket-ball que les élèves connaissent  »temps mort » avec mes deux mains, et ce sont les élèves qui font taire la classe, je n’ai pas besoin de parler.
Cette discipline de classe se fait dès le début d’année, environ 15 jours sont nécessaires pour que les enfants l’assimilent.
Je ne confond jamais autorité (sous-entendu  »bienveillante ») avec autoritarisme. Je m’efforce toujours d’adopter une attitude juste envers les transgressions de la charte.
Je n’accepte ni retard (sauf cas de transports scolaires), ni injure, ni dissipation en cours. Mais il y a des temps pour rire, détendre l’atmosphère, surtout lorsque la leçon est un peu plus difficile.
J’essaie d’être le plus possible à l’écoute des enfants, et je fais des activités dans la classe et dans le collège, afin que les élèves sachent qu’un professeur est là pour les aider à grandir, à apprendre des tonnes de choses, mais aussi qu’un professeur est un être humain qui est capable de rire avec eux, de partager leur repas à la cantine (en anglais exclusivement), d’organiser des jeux, des concours, des défis écriture, etc etc….
Tout est fondé sur le respect réciproque.
Je passe pour être une professeur sévère (je préfère  »exigeante » pour lle-même et pour les élèves), mais juste, et si j’en juge par les cadeaux que je reçois à chacune des vacances scolaires, je suis une enseignante aimée des élèves. Ainsi autorité est parfaitement compatible avec joie et bonne humeur.
Je reste à votre disposition si vous voulez plus de renseignements sur ma pratique de l’autorité en classe.
Mais je suis persuadée et convaincue que l’autorité est absolument nécessaire pour travailler dans le calme.
Sans doute des collègues diraient-ils que les profs autoritaires ne sont pas sûrs d’eux,ou qu’ils font des crises par rapport à leur passé, ce n’est pas mon cas. J’aime travailler dans l’ordre et la méthode, et je m’arrange pour faire en sorte que les élèves fassent leur propre discipline dans la classe.



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