Répondre présent face à l’absentéisme !

Le ministère de l’Education nationale déclare la guerre à l’absentéisme scolaire. Son arme ? Une série de mesures visant à promouvoir l’assiduité des élèves tout en renforçant la réactivité des établissements et l’implication des parents.

B.O. n°14 du 1er avril 2004 : contrôle et promotion de l’assiduité des élèves soumis à l’obligation scolaire


 


L’absentéisme scolaire n’est pas seulement une entorse à l’obligation de scolarité jusqu’à 16 ans. Il est souvent la marque d’un malaise et débouche fréquemment sur des situations d’échec scolaire ou de rupture sociale. C’est la raison pour laquelle le ministère de l’Education nationale a décidé de renforcer sa lutte contre ce problème.


 


Selon lui, tout commence dans la salle de classe. La désaffection des cours étant souvent liée à un manque d’intérêt, le texte paru au BO insiste sur la nécessité de varier les approches pédagogiques pour stimuler la motivation des élèves. Les conditions de travail doivent également être améliorées : finis les « emplois du temps-gruyère ». Les administrations doivent faire leur possible pour éviter les heures de « perm » et les déséquilibres susceptibles d’encourager les élèves à « sécher les cours ».


 


Un dossier individuel « absences »


 


Dans le premier et le second degré, une comptabilité scrupuleuse des absences doit être tenue. La grande innovation, c’est la création d’un dossier “absences”, individuel et annuel, qui devra contenir la fréquence des absences, leur durée, leur motif, les prises de contact avec les familles, les solutions envisagées et les résultats obtenus. Si, malgré tout, le dialogue ne peut s’établir, le dossier devra être transmis à l’inspecteur académique. Dans le second degré, le suivi et l’analyse des absences doivent être inclus au rapport pédagogique annuel présenté en conseil d’administration d’établissement. L’absentéisme et les moyens d’y remédier doivent y être débattus avec tous les membres de la communauté éducative.


 


Des formations pour les parents


 


Les instances académiques sont également sollicitées. Le recteur doit coordonner la politique de lutte contre l’absentéisme, veiller à la cohérence des actions départementales et repérer les bonnes pratiques. L’inspecteur doit, quant à lui, instruire les dossiers individuels transmis par les établissements. Si besoin, il peut adresser un avertissement aux familles, s’entretenir avec elles, aménager la scolarité de l’élève, décider d’une réorientation ou, exceptionnellement, d’un changement d’établissement. Il peut également se tourner vers les services sociaux qui évalueront plus en profondeur la situation de l’élève.


 


Si la situation ne s’améliore toujours pas, il peut désormais proposer aux parents de suivre un module de soutien à la responsabilité parentale, afin de les inciter à construire un environnement familial qui valorise l’Ecole et ce qu’on y apprend. Cette session de formation un peu particulière entend rétablir le dialogue entre les familles et les équipes pédagogiques, condition sine qua non pour enrayer l’absentéisme. Dans le pire des cas, l’inspecteur doit saisir le procureur de la République, qui juge des suites à donner.

Partagez l'article

Les commentaires sont fermés .

Modération par la rédaction de VousNousIls. Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.