Les textes officiels recommandent la présence d’animaux en classe : la circulaire n° 77-266 du 2 août 1977 précise que « dès la section des petits […], les enfants devront avoir l’occasion de s’émouvoir à la vue d’un animal, de le soigner, de comprendre la nécessité de ne pas le faire souffrir ». La Note de service n°85-179 du 30 avril 1985 du BO n°20, publié le 16 mai 1985, précise que « l’observation directe de l’animal, de ses moeurs et de son mode de reproduction est facilitée par la pratique d’élevages effectués dans la salle d’enseignement ». D’après le BO, les sciences de la vie et de la terre sont bien évidemment les premières concernées : « l’observation directe de l’animal, de ses moeurs et de son mode de reproduction est facilitée par la pratique d’élevages effectués dans la salle d’enseignement. Mais la présence d’un animal peut aussi être la base d’un cours d’éducation civique : « on notera également que les obligations morales des propriétaires d’animaux peuvent être l’objet d’une réflexion en éducation civique ».

Sur le terrain


Pour raison de commodité, les petits animaux sont plus pratiques à adopter en classe que les chiens, les chats ou même les lapins. Mais l’enseignant est libre de choisir n’importe quel animal, souvent après discussion avec les élèves et les parents. Des ressources pédagogiques nombreuses sont disponibles, émanant des académies, qui présentent des expériences concrètes, menées en classe.
Les insectes et les poussins ont la vedette ! L’académie d’Aix-Marseille décrit une expérience pédagogique menée en maternelle à partir d’un élevage de phasmes. Celle de Nantes propose des fiches sur l’élevage d’animaux d’eau douce. L’école des sciences du Périgord, rattachée à l’académie de Bordeaux, offre un document très complet sur l’élevage des « petites bêtes », escargots, asticots, mouches…
L’expérience d’une classe qui a élevé des poussins, est relatée de façon détaillée sur le site de l’académie de Metz-Nancy.
D’autre part, il est possible d’accueillir ponctuellement un animal dans la classe. Une classe de CM1 en Gironde a ainsi recueilli récemment un lapin et une tortue… Ou comment vivre autrement les Fables de La Fontaine !
Enfin, un travail autour de la présence d’un lapin a été réalisé en CE1, CE2, dans l’académie de Lyon.
Pour aider les enseignants tentés par de telles initiatives, l’AFIRAC, Association Française d’Information et de Recherche sur l’Animal de Compagnie, propose ses conseils et du matériel pédagogique -en l’occurrence une mallette pédagogique- pour apprendre à travailler avec un animal en classe.
Car l’arrivée de cet élève pas comme les autres se prépare. Comme le dit Jean-Luc Vuillemenot, secrétaire Général de l’AFIRAC, « on n’accueille pas un animal dans sa classe sans tout préparer à l’avance ». Il est indispensable « d’imaginer un vrai projet autour de la petite bête »…