Alain Trautmann, 55 ans, est biologiste à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Il co-dirige le laboratoire « Activation lymphocytaire et synapse immunologique » au sein de l’Institut Cochin à Paris. En langage béotien, son travail porte sur l’analyse du comportement des cellules face aux agressions extérieures. Ces activités lui ont valu d’être primé par le conseil scientifique de la Ligue nationale contre le cancer en 2003. Mais ce n’est pas à la biologie moléculaire qu’il doit ses multiples passages au journal de 20 heures…


 


Alain Trautmann est l’un des principaux initiateurs de l’appel de Cochin, lancé en avril 2003 par le personnel des laboratoires de recherche de l’Institut Cochin pour « sauver la recherche scientifique française », confrontée à une baisse continue de ses budgets. Au fil des mois et au gré d’innombrables forums de discussion sur Internet, l’appel de Cochin a donné naissance au désormais célèbre collectif « Sauvons la recherche » (SLR).


Ce dernier a mobilisé des milliers de chercheurs pendant plusieurs mois (mouvement marqué notamment par la démission de 1455 directeurs d’unité), obtenu le soutien de dizaines de milliers de citoyens à travers une pétition nationale… et finalement eu gain de cause ! Le 7 avril dernier, le gouvernement annonçait en effet son intention d’accéder aux revendications du collectif SLR, en créant 550 nouveaux postes au sein des institutions de recherche publiques, ainsi que 1050 postes dans l’enseignement supérieur.


Prochain objectif de « Sauvons la recherche » : l’organisation des Etats généraux de la recherche et de l’enseignement supérieur. Bien entendu, Alain Trautmann sera aux premières loges…