Le décrochage scolaire dans la Revue internationale d’éducation

La ''Revue internationale d'éducation'' publiée par le Centre international d'études pédagogiques consacre son numéro d'avril 2004 aux ''décrochages et raccrochages scolaires'' en Allemagne, en Belgique, en France, en Irlande, en Italie et au Portugal.

« L’abandon de l’école avant la fin de la scolarité obligatoire n’a pas le même sens ni les mêmes conséquences quand il entrave l’insertion sociale et professionnelle des jeunes comme en Allemagne ou en France, ou quand, à l’inverse, il répond au besoin de main-d’oeuvre familiale et permet de saisir les opportunités de travail salarié, comme au Portugal », résume la revue dans la présentation de son nouveau numéro.


 


Lorenzo Fischer (université de Turin) constate que la « dispersion scolaire a considérablement diminué en Italie ces dernières années: la quasi-totalité des jeunes achèvent désormais le 1er cycle du secondaire et les trois quarts obtiennent un diplôme du cycle secondaire supérieur », mais « les diplômes obtenus ne correspondent pas toujours à des compétences et des savoirs réels ». Au Portugal, observe Rui Canario (université de Lisbonne), « les inégalités, les asymétries et les situations de discrimination ethnique, les phénomènes d’échec et d’abandon scolaires sont d’importants traits structurels ». Pour suppléer ces phénomènes, des « programmes d’action ‘territorialisés’, basés sur l’idée d’autonomie et de projet des établissements d’enseignement », sont mis en place, et « une logique professionnalisante tend à s’affirmer, en instituant des parcours scolaires différenciés dans le cadre de la scolarité obligatoire ». La même tendance d’un traitement local du décrochage permis par la grande autonomie des établissements est analysée en Irlande par Scott Boldt (Marino Institute de Dublin): « Les approches sont ciblées et permettent de développer des programmes innovants. »


 


Un article s’intéresse à une expérience innovante en France: Marie-Cécile Bloch et Bernard Gerde font part de leur expérience d’enseignants au CLEPT (collège et lycée élitaire pour tous) fondé à Grenoble en novembre 2000. L’établissement accueille des « décrocheurs » volontaires de 14 à 22 ans. Si les choix pédagogiques (décloisonnement disciplinaire, évaluation avec notes) semblent « validés » au bout de trois ans d’expérience, des difficultés persistent: « Beaucoup d’invitations à partager les responsabilités sont restées vaines », et, en raison de l’individualisme des élèves, l’expression directe lors des assemblées générales semble mieux convenir que la représentation par délégation.


 


La « Revue internationale d’éducation » n°35 d’avril 2004, 148 pages, 12,20 euros, commande auprès des éditions Didier, 01 44 41 31 31

Les commentaires sont fermés .

Modération par la rédaction de VousNousIls. Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.