« Le ministère de l’Éducation nationale répand l’idée (…) qu’il y aurait 3 000 enseignants payés à ne rien faire. Ces chiffres sont malveillants et fantaisistes », estime le SNES-FSU selon qui il faut parler d’une baisse de 31 000 élèves plutôt que de 100 000. Pour le SNES, les professeurs en surnombre sont « des enseignants qui ne peuvent plus enseigner leur discipline précisément parce qu’on ferme des options et des sections (…) »


 


Le syndicat des enseignants d’éducation physique (SNEP) conteste aussi le chiffre avancé par Luc Ferry de 160 professeurs de sport qui ne seraient pas utilisés. « Le pseudo ‘surplus’ de professeurs est en fait artificiellement créé par les choix opérés par l’administration dans le cadre d’un budget insuffisant », estime le SNEP. « Et si excédent il y a, monsieur Ferry, pourquoi ne pas l’utiliser pour améliorer l’enseignement en dédoublant certain cours, en particulier lorsque se posent des questions de sécurité? » demande-t-il.