La satisfaction professionnelle des enseignants est élevée

La MGEN a commandité une vaste enquête auprès du corps enseignant.

Les inconvénients du métier que les enseignants ressentent le plus sont la fatigue, la tension et le surmenage (cités par deux tiers des individus interrogés) suivis dans environ 4 cas sur 10 par la peur du sentiment d’impuissance, de la responsabilité morale, des conflits et problèmes relationnels et des agressions verbales. C’est ce qui ressort de l’enquête Santé Mutualistes de la MGEN menée auprès de plus de 4 000 enseignants et présentée lors du colloque de la mutuelle le 11 mars 2004. 38,8% d’entre eux citent le manque de reconnaissance. « Les difficultés les plus redoutées par les enseignants sont d’ordre disciplinaire, les rencontres avec un supérieur ainsi que la résolution des conflits entre élèves. Les enseignants en maternelle redoutent le plus fréquemment les rencontres avec un supérieur, mais le moins souvent le fait de faire la classe, de résoudre des conflits entre élèves. Les enseignants d’école élémentaire se situent en tête en termes d’appréhension des problèmes de scolarité, mais au plus bas en ce qui concerne le fait de faire la classe et de surveiller la cour. Les professeurs de collège craignent d’avantage que leurs collègues de rencontrer des problèmes de discipline, de résoudre des conflits entre élèves, de faire la classe. »


 


Néanmoins, « la satisfaction professionnelle des enseignants est relativement élevée ». Les enseignants interrogés évoquent « un métier passionnant », « des doutes bénéfiques pour le renouvellement des cours », une « pénibilité du métier limitée ou supportable », et des élèves « qui sont souvent l’ultime raison de s’accrocher ». « Les enseignants prennent de la distance par rapport à leur corps professionnel. Ils n’éprouvent pas de sentiment d’appartenance », affirme Nathalie Brunou, une des sociologues ayant participé à l’enquête. « Le jugement porté sur leurs collègues, en tant que ‘corps professionnel’ est particulièrement négatif: ‘ils sont râleurs, prétentieux, frileux’, ‘ils manquent de solidarité envers leurs collègues et refusent souvent de communiquer avec les familles’ « . Enfin s’ils reconnaissent l’existence d’un malaise enseignant, ils s’en démarquent: « Le malaise enseignant existe mais ce n’est pas le mien », affirme un enseignant. Selon les personnes interrogées le malaise enseignant se manifeste rarement dans leur établissement: pour les enseignants du premier degré, il est surtout présent dans les collèges et les lycées professionnels, pour les enseignants du second degré, il concerne essentiellement les établissements de ZEP.

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