Devenir conseiller d’orientation-psychologue…

Partageant son temps entre le Centre d’information et d’orientation dont il dépend et les établissements scolaires où il intervient, le conseiller d’orientation-psychologue écoute les jeunes, les conseille et les aide à construire leur parcours de formation…

La démarche


 


Le recrutement des conseillers d’orientation-psychologue (COP) se fait sur concours, externe pour les étudiants ou interne pour les fonctionnaires en poste1. Les candidats doivent être titulaires d’un diplôme en psychologie : le minimum requis étant une licence. Les candidats au concours interne, qu’ils soient enseignants ou fonctionnaires, doivent justifier de trois années de services publics2. L’inscription se fait en deux temps : en début d’année scolaire, les candidats s’inscrivent sur le site web de leur académie; ils doivent ensuite confirmer cette inscription, à l’aide d’un imprimé qui leur est adressé par les services académiques après leur inscription sur Internet. A l’issue du concours, les étudiants ou personnels admis sont nommés conseillers d’orientation-psychologues stagiaires. Ils intègrent alors un centre de formation qui les prépare, en deux ans, au Diplôme d’Etat de conseiller d’orientation-psychologue (Decop), un titre de niveau bac + 5. Il existe quatre centres de formation de ce type : universités de Lille 3, d’Aix ou de Rennes, ou Institut national d’étude du travail et d’orientation professionnelle (Inetop) à Paris. Au terme de cette formation, les COP peuvent exercer en collège, lycée, mais aussi dans l’enseignement supérieur3.


 


Le témoignage


 


Présidente, depuis 1993, de l’ACOP-F (Association des conseillers d’orientation-psychologues de France), Danielle Pourtier connaît toutes les arcanes du métier qu’elle pratique depuis trente ans. D’abord passionnée par la philosophie, elle s’est lancée dans des études de psychologie par hasard : « Je me disais que la psycho était plus concrète et porteuse de plus de débouchés que la philo. »


 


Elle poursuit ainsi jusqu’au troisième cycle et intègre le service de recrutement d’une banque. « Enfant de mai 68, j’avais toutefois du mal à sélectionner les gens, précise-t-elle. Et puis, j’ai vu à la fac qu’on recherchait des conseillers d’orientation vacataires ». Elle envoie donc son CV à l’académie de Paris, qui lui propose un poste immédiatement. Elle intègre alors un CIO du vingtième arrondissement. « Ce travail m’a tout de suite passionnée, raconte-t-elle. On ne s’ennuie jamais. Lorsqu’un élève ou un étudiant entre dans mon bureau en me disant « je ne sais pas quoi faire », je trouve exaltant de travailler avec lui, de lui ouvrir un champ de possibles. »


 


Pendant vingt ans, elle travaille ainsi dans le secondaire, le supérieur, en tant que chargée de mission à l’Onisep, puis comme directrice de CIO. Depuis deux ans, elle occupe ce poste au CIO Médiacom à Paris. Elle y dirige une équipe de vingt personnes, chargée de répondre aux questions du public et d’intervenir sur des salons et des forums de recrutement… « Le COP court tout le temps, souligne-t-elle, partagé entre son CIO et les deux ou trois établissements scolaires où elle intervient. Le prof de maths lui dit entre deux portes qu’il faut absolument voir le petit Martin qui a l’air complètement perdu; l’assistante sociale veut lui parler de Jessica; tandis qu’à la porte, trois ados attendent d’être reçus. Il faut préparer les séances d’information, suivre l’actualité des formations, participer aux conseils de classes, recevoir des parents inquiets, discuter avec l’équipe éducative… Dans ces conditions, il n’est pas facile de satisfaire toutes les demandes, qu’elles émanent des élèves ou des établissements. Mais c’est passionnant ! »


 


                                                                    Hanna Waar

 


(1) Certaines années, des concours réservés et professionnels sont organisés (se renseigner auprès du ministère ou sur le site du SIAC (Système d’Information et d’Aide aux Concours du 2nd degré) : http://www.education.gouv.fr/siac/siac2/default.htm.


(2) Voir le guide SIAC, partie « pièces justificatives ».


(3) Pour une description détaillée du métier de COP et de ses conditions d’accès, consulter la fiche métier COP du site du ministère ou celle du site de l’Onisep (cliquez, puis recherchez dans la liste alphabétique)

Un COP pour 40.000 étudiants

Dans le secondaire, un COP prend en charge 1300 élèves en moyenne, répartis dans deux ou trois établissements scolaires. Il est également l’interlocuteur des familles et des équipes enseignantes. Dans le supérieur, à Paris par exemple, on compte un poste de COP pour 40.000 étudiants. En 2004, 110 postes étaient à pourvoir par la voie du concours externe et 10 par celle du concours interne !

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