A 5 ans, Gérard Aschieri rêvait de devenir « chef d’orchestre ou président de la République »*. A 52 ans, il a été réélu il y a quelques semaines secrétaire général de la puissante FSU (Fédération syndicale unitaire). Cette fonction au sommet de la première organisation syndicale de la fonction publique d’État, qui nécessite de mettre quotidiennement en musique les positions d’une vingtaine de syndicats différents, n’est pas très éloignée, finalement, de ses rêves de gosse !


 


Militant de toujours, Gérard Aschieri découvre le syndicalisme enseignant dès son entrée à Normale Sup à Paris, où il adhère au SNES (Syndicat national des enseignants du second degré). Il gravira tous les échelons de ce syndicat pour en devenir secrétaire national, avant d’être appelé à la tête de la fédération, en 2001, pour ses qualités d’écoute, ses aptitudes à rassembler et sa parfaite connaissance des dossiers.


 


Côté cours, ce Marseillais agrégé de lettres classiques n’a jamais quitté les salles de classe. Aujourd’hui encore, il enseigne dans un lycée de Seine-Saint-Denis (quatre heures par semaine), pour « garder un pied dans la réalité dont on parle en tant que syndicaliste », explique-t-il.


 



* Lire « Qu’est-ce que la FSU ?  » (éd. L’Archipel, 2002).