Le ministre de l’Éducation nationale a décidé de ne pas appliquer le protocole signé avec le ministère de l’Intérieur installant un policier auprès du principal du collège Edouard-Manet de Villeneuve-la-Garenne, « sauf si la communauté éducative y est favorable à l’unanimité », a confirmé l’entourage du ministre, le 29 janvier 2004, à la suite de protestations syndicales et de l’opposition des professeurs du collège.


 


Les missions du « policier-référent » étaient les suivantes: « établir une collaboration étroite avec la communauté éducative de nature à renforcer l’efficience du travail de chacun en matière de sécurité », « conseiller le chef d’établissement aussi bien que les autres personnels, d’intervenir dans les meilleurs délais pour faciliter le travail d’enquête éventuel », « organiser les rappels à la loi nécessaires », « collaborer à des actions, dans le cadre du projet d’établissement, visant à l’appropriation des règles de sécurité par les jeunes » et « étudier avec la communauté éducative tout dispositif interne de nature à renforcer la sécurité. »


 


« Une telle mesure irait à l’encontre de la démarche éducative qui doit rester celle des établissements scolaires et qui doit s’appuyer sur une présence d’un nombre suffisant de personnels d’éducation auprès des élèves », craignait le SNES.