Le projet de loi sur la laïcité dans les établissements scolaires publics « est extrêmement étroit », selon le syndicat d’enseignants SNES-FSU. « On aurait pu, par exemple, profiter de la loi pour remettre dans le droit commun les trois départements d’Alsace-Moselle qui y dérogent. Comment expliquer l’urgence à interdire tout signe religieux ostensible et le maintien d’un système qui affiche l’enseignement religieux comme obligatoire et directement financé par l’État sans compter la rémunération des ministres des quatre cultes reconnus en vertu du concordat ? », demande le SNES-FSU. Le syndicat a refusé de participer au vote.


 


Le SNPDEN-UNSA-Éducation, syndicat des personnels de direction « approuve le projet de loi proposé ». Il souhaitait « une loi qui interdise les signes religieux visibles à l’École », mais « il se rallie « bien volontiers au texte tel qu’il est écrit » et se félicite « de l’application de cette loi sur l’ensemble du territoire national et des termes employés pour la mettre en oeuvre, explication, échange, dialogue, concertation, persuasion. En effet faire une législation, ce n’est pas exclure, mais c’est refuser d’entériner tout affichage, mais aussi toute contrainte religieuse dans l’espace scolaire. (…) Face à l’avancée des intégrismes, qui peut prendre des formes violentes, y compris à l’école, il faut réagir et non faire preuve de naïveté. (…) Cette loi, en permettant à l’école cette mise à distance du champ des affirmations religieuses, sera de nature à combattre les expressions de la xénophobie, du racisme, de l’antisémitisme et du sexisme, pratiques d’exclusions inacceptables et sanctionnées par la loi. »