Les démarches

Devenir chef d’établissement implique le plus souvent de passer le concours annuel de personnel de direction. Le concours de 1ère classe est réservé aux candidats de moins de 56 ans, cumulant cinq années de services effectifs comme professeur agrégé, professeur du supérieur ou maître de conférences. Le concours de 2e classe est ouvert aux personnels enseignants du premier et du second degré ainsi qu’aux personnels d’éducation ou d’orientation. 80 postes de 1ère classe et 840 postes de 2e classe ont été proposés en 2003. Ce concours permet d’accéder dans un premier temps à un poste d’adjoint. Ceux qui le souhaitent peuvent ensuite évoluent vers un poste de chef d’établissement.
Le statut des personnels de direction prévoit d’autre part que 5 % des effectifs de la 1re et de la 2e classes soient réservés à des personnels en détachement depuis au moins trois ans et justifiant de dix années de service. Il s’agit, dans ce cas, d’une intégration temporaire, de six mois à cinq ans, non renouvelable. La demande d’intégration doit être déposée auprès du rectorat.
Il existe enfin un recrutement par liste d’aptitude. Il concerne une soixantaine de personnes chaque année justifiant de dix ans d’ancienneté comme enseignant titulaire. Il requiert d’avoir exercé l’une des fonctions de direction (ndlr : en détachement) pendant au moins 20 mois durant les cinq dernières années scolaires. Le dossier, à retirer auprès du rectorat, doit être adressé à la direction des personnels du ministère et au chef d’établissement dont relèvent les candidats. Ces dossiers sont étudiés après la nomination des lauréats du concours.

Le témoignage


Pour Claudine Rocha-Soares, « il y a un temps pour tout ». En 1999, après 22 ans d’enseignement en SVT, la principale du collège Musselburgh à Champigny-sur-Marne (Val de Marne) a passé le concours de personnel de direction. « Enseigner a été une vraie passion. Mais plus que ma discipline, c’est l’élève qui m’intéressait. » Certifiée puis agrégée, elle a enseigné tour à tour en collège puis en lycée. A mi-temps, du fait de ses fonctions de conseillère pédagogique puis de conseillère technique (à l’inspection académique de Seine-et-Marne) pendant de nombreuses années.
« Cumuler ces deux activités représentait trop de travail. Alors, la mort dans l’âme, j’ai quitté mon poste de professeur. En tant que conseillère technique, j’avais travaillé sur des projets d’établissement, ce que je voulais mettre en pratique sur le terrain. »
L’enseignante endosse donc le rôle de proviseur adjoint dans un lycée du Val-de-Marne, avant de passer principale il y a trois ans à la tête d’un collège de 800 élèves. « Désormais, j’ai un rôle d’encadrement, sans être éloignée des élèves ni du travail pédagogique avec les professeurs. Mon parcours antérieur m’a apporté une bonne connaissance du système éducatif et les nombreux contacts que j’ai noués dans l’académie de Créteil me facilitent la tâche. »