« Le port de tenues, de signes qui manifestent ostensiblement l’appartenance religieuse doit être proscrit dans les écoles, les collèges et les lycées publics. (…) Pour cela une loi est évidemment nécessaire », a déclaré Jacques Chirac, président de la République, le 17 décembre 2003. « Je souhaite qu’elle soit adoptée par le Parlement et qu’elle soit pleinement mise en oeuvre dès la rentrée prochaine. « Dans l’application de cette loi, le dialogue et la concertation devront être systématiquement recherchés avant toute décision », poursuit-il. « Les signes discrets, par exemple une croix, une étoile de David ou une main de Fatima resteront naturellement possibles.


 


En revanche, les signes ostensibles c’est-à-dire ceux dont le port conduit à se faire remarquer et reconnaître immédiatement à travers son appartenance religieuse ne seront pas admis. », ajoute le président de la République. « En revanche, je ne crois pas qu’il faille ajouter de nouveaux jours fériés au calendrier scolaire, qui en compte déjà beaucoup », déclare Jacques Chirac. « Pour autant, et comme c’est déjà largement l’usage, je souhaite qu’aucun élève n’ait à s’excuser d’une absence justifiée par une grande fête religieuse comme celles de Kippour ou de l’Aïd-el-Kébir, à condition que l’établissement en ait été préalablement informé. Il va de soi aussi que des épreuves importantes ou des examens ne doivent pas être organisés ces jours-là. »